de livres en livres

" Lire, comme respirer, est une fonction qui nous définit" Alberto Manguel

14 mai 2008

Les Etonnants voyageurs...

    Me voilà revenue de mes aventures livresques à St Malo... Je suis fatiguée mais bien heureuse d'avoir participé à cet événement à ma façon.

    J'étais responsable du site de la maison des associations qui proposait une programmation sur la contre-culture, mai 68 et la beat generation notamment. Jack Kerouac, Jack London, Philip K. Dick, Albert Ayler, Bob Dylan, le flower power... Que du bon et très intéressant , même si je n'ai perçu que quelques images et paroles !

    Je recommencerai avec plaisir l'année prochaine même si certains bénévoles ne sont pas des plus sympas, même si le festivalier a une légère tendance à être désagréable et mécontent dès qu'il voit mon badge (bah oui, ma brave dame, 10 euros pour une journée c'est encore trop cher alors que ça permet de voir tous les stands, pleins d'expo, pleins de débats, pleins de films dans une seule et même journée, allez comprendre!!), même si j'ai réussi le score de quatre ampoules aux pieds dès le premier jour...

     J'ai pu travailler avec des gens sympas (Anne-Céline et Gaëlle merci), guider nos auteurs intervenants (certains très sympas, d'autres très limites) comme Michel Le Bris, François Bon, Patrick Rambaud, Jo Corbeau (sa voix rauque inoubliable), Yves Buin, Pierre Bordage...
   
    Et puis surtout, j'ai mangé libanais pendant trois jours. Absolument délicieux et pour ceux qui passent à Rennes de temps en temps, allez dire bonjour à Mohammad et son équipe au petit phoénicien. C'est par ici et vous ne regretterez pas le détour !!!

    Évidemment, je n'ai pas pu faire un tour sur tous les stands des librairies ni me faire dédicacer mes livres par mes auteurs préférés mais je ne regrette absolument pas.

     J'y serai l'année prochaine, c'est sûr...

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09 mai 2008

Un salon à faire...

     Si vous aimez les livres, les films, la mer, la Bretagne, la musique, les lectures à hautes voix, vous ne pouvez pas louper ça....

ardente_patience


    En regardant les dédicaces et les auteurs, vous allez en avoir l'eau à la bouche : Rebecca Dautremer, Mourlevat, Morpurgo, Adam, Morgenstern, Gambao, Mc Cann, Boutavant, El Aswany et j'en passe.

    Et moi, j'y passe tout le week-end car je suis bénévole à la maison des associations !! Jack London, Jack Kerouac, Bob Dylan y seront à l'honneur. N'hésitez pas à venir faire un petit tour et cherchez un pass avec le prénom Hélène dessus.

A bientôt!

Posté par goelen à 14:19 - Autre - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mai 2008

Je n'aimais déjà pas beaucoup ce prénom...

LIONEL SHRIVER, IL FAUT QU'ON PARLE DE KÉVIN, Belfond, 486 pages, 2006. Traduit par Françoise Cartano. Genre : un autre Columbine.

   il_faut_qu_on_parle_de_K_vin J'ai fini ce livre dimanche et depuis j'ai des difficultés à me plonger dans autre chose. J'avais envie de le lire depuis sa sortie mais je ne l'imaginais pas aussi dur. En tout cas, Kévin reste un prénom que je n'aime pas (goût très prononcé depuis mes années dans l'éducation nationale, allez savoir pourquoi...).

    Eva Khatchadourian écrit des lettres à son mari dont elle est séparée. Elle lui raconte son histoire, la leur et celle de leur fils, Kévin. Celui qui a fait basculer leur vie le jour où il a décidé de tuer des camarades de lycée. Eva remonte dans ses souvenirs et nous peint le portrait d'un petit démon, qui la laisse perplexe. Comment en est-elle arrivé à aller voir son fils en prison ? Pourquoi a-t-il commis cet acte atroce et irréparable ?

    Ce roman m'a mis mal à l'aise dès le début. Cette mère qui parle de son fils le fait sans vraiment d'amour dans les mots qu'elle emploie. On se rend compte que très vite, elle le rejette, regrettant finalement cette grossesse qui ne s'est pas passé comme prévu. Entre la mère qui ne voit que le mal dans son fils et le père qui le considère comme un incompris persécuté, qui a le regard le plus lucide sur Kévin ? Eva déroule les fils de la chronologie et petit à petit la vérité apparaît dans sa cruauté et dans son indicible. J'ai été horrifié par l'acte de cet ado (et tous ceux qui sont cités). Aux Etats-Unis, c'est malheureusement courant, ailleurs moins. Pourquoi ? Quelle est la différence ? La NRA ? Une certaine perversion dans la société ? Le niveau de vie ? Je ne sais pas mais en tout cas, ça fait froid dans le dos... Je ne peux que vous en conseiller la lecture mais attendez-vous à être bousculé, désorientée voire horrifiée par cette histoire. Mais tout ça dans le bons sens et pas gratuitement. Coup de chapeau à l'auteur (et à la traductrice) qui ne cherche pas la complaisance et la facilité.

    Bonne lecture...

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Posté par goelen à 12:55 - Roman - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mai 2008

Vous reprendriez bien un peu de bonheur ?

WILL FERGUSON, BONHEUR, MARQUE DÉPOSÉE, 10/18, 409 pages, 2005. Traduit par Roxane Azimi. Genre : tout est dans le titre!

     bonheur_marque_d_pos_eCe roman est un livre que fait voyager Katell. Elle l'avait décrit comme un livre jubilatoire, pile ce qu'il me fallait pour faire une pause dans ma lecture difficile du moment.

    Edwin Vincent de Valu (comment peut-on inventer un nom pareil!) est un éditeur qui s'occupe des livres de développement personnel chez Panderic. Vous savez, ces livres exactement quoi faire pour surmonter tous vos problèmes. Devant proposer une idée génial pour un nouveau bouquin, il propose un texte qu'il va ainsi sauver du rebut : les préceptes pour un vie meilleure de Vitthal Chakjur, un obscur personnage.  Le succès est immense, à tel point que la société américaine change brusquement. Est-ce vraiment le bonheur vendu par ce livre dont on a besoin ?

    J'ai beaucoup souri et de temps en temps ri franchement en lisant ce roman. C'est un moment de lecture très agréable. Ça se lit vite, c'est cynique et ironique. J'ai bien aimé le propos du livre qui dénonce  tout ce qu'on essaie de nous vendre sur le régime miracle, comment arrêter de fumer et autre pour mieux vivre faites ce que je dis. Ceci dit, j'ai un peu été déçue par la fin qui est moins inspirée que le reste du roman. Si vous vous avez envie de passer un bon moment sans trop réfléchir, ce livre est pour vous!

Bonne lecture...

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Posté par goelen à 14:23 - Roman - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 avril 2008

L'entreprise est un monde cruel...

JOSEPH FINDER, COMPANY MAN, Le livre de poche, 692 pages, 2008. Traduit par Renaud Morin et Madeleine Nasalik. Genre : Déboires d'un P.D.G.

     company_manVoici le dernier roman de la sélection du mois d'avril du prix polar du livre de poche. Un polar qui fait presque 700 pages ne me fait pas peur, à condition qu'il y est un minimum de suspens. Autant dire que je me suis un peu ennuyée.

    Nick Conover était le respectable P.D.G de la grande entreprise du coin. Celle qui embauche tout le monde et fait vivre toute une région, tout en étant reconnue sur le marché. La boîte se fait racheter et voilà Nick transformé par les journaux en "Nick à la hache" après avoir dû licencier près de 5000 employés. Nick est devenu un paria et reçoit des menaces régulièrement chez lui. Devenant petit à petit parano, bien aidé par son chef de la sécurité, il tue l'homme qui le harcèle depuis des mois. Nick doit manoeuvrer la police, sa famille et l'entreprise pour que sa vie ne coule pas entièrement.

    Annoncé comme un thriller, ce polar ne m'a pas fait frémir avant la 685ème page à peu près. En fait, ça ressemble plus à un roman qu'à une histoire censé vous tenir en haleine et vous faire avoir des sueurs froides. J'ai mis plus d'une semaine à le lire (ce qui n'est pas bon signe). La lecture est facile et agréable mais ce n'est pas ce que c'est censé être. Un polar que je vais sûrement oublier très vite, d'autant que de nombreux personnages m'ont agacée. Nick, qui tue quand même un homme dans l'histoire, sans sort un peu trop bien à mon goût et a tendance à oublier ce que son acte a d'odieux, l'inspectrice est un peu trop grenouille de bénitier et Cassie dévoile un peu trop vite son jeu. Rien d'inoubliable donc même si la lecture n'a pas été particulièrement pénible.

Bon thriller (mais choisissez-en un vrai)!

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Posté par goelen à 16:43 - Polar - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 avril 2008

Un autre petit bout d'Afrique...

RUSSEL BANKS, AMERICAN DARLING, Babel, 571 pages, 2007. Traduit par Pierre Furlan. Genre :  portrait d'une femme américaine vivant en Afrique.

  american_darling  En préparant le swap Afrilire de Bladelor, j'ai eu envie de me plonger un peu dans l'ambiance. J'ai donc choisi de lire ce roman que j'avais depuis un an sur mon étagère. D'autant plus que je ne connaissais pas l'auteur qui m'intriguait beaucoup.

    Hannah Musgrave est proche de la soixantaine et vit dans une ferme qu'elle gère avec ses employées. Son passé, elle ne le dévoile pas entièrement aux gens qui l'entourent. A peine savent-ils qu'elle a vécu pendant quelques années en Afrique et qu'elle y a laissé un mari et trois enfants. L'envie de repartir là-bas, au Libéria, et de savoir ce qu'est devenu sa famille se fait sentir. Tous ses souvenirs remontent et elle nous raconte toute son histoire.

    J'ai bien aimé ce roman. Et pourtant, l'héroïne n'est pas des plus sympathiques. Elle préfère les singes aux humains et n'a pas l'air très concernée par ses enfants. Hannah est un personnage très ambiguë, qui colle bien au Libéria, ce pays ravagé par la guerre, dont on entrevoit une partie de l'histoire ici. Ses dictateurs qui se succèdent, tous plus corrompus les uns que les autres, le rôle des Etats-Unis, loin d'être tout innocent, les problèmes ethniques qui ressurgissent à chaque fois que le pouvoir en a besoin. C'est une plongée très intéressante et je compte bien lire d'autres romans de Russel Banks car j'ai apprécié son écriture un peu rude qui rend parfois la lecture un peu dure.

    Bonne lecture !

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28 avril 2008

Un peu d'Afrique chez moi...

                                                       afrilire

    Je l'attendais avec impatience, tellement mon premier essai m'avait plu. Mon colis pour le swap Afrilire, généreusement et très bien orchestrée par Bladelor, m'est arrivé par mon gentil facteur ce midi, en deux paquets s'il-vous-plaît, car tout ne rentrait pas dans un seul (je vous laisse deviner mon impatience).

    Il y a quelque chose qui m'a beaucoup surpris chez mes deux swappeuses, Anjelica et Beatrix, c'est qu'elles ont su exactement où aller pour me faire plaisir. Et pourtant, je ne suis pas sure que les détails que je donne sur mes goûts soient suffisants ! Alors un grand merci et un grand bravo à Beatrix pour son très joli colis aux senteurs et aux couleurs chaleureuses, plein de fleurs et d'images africaines.

    Au rayon des petits plus qui font plaisir, Beatrix s'est surpassé avec deux très jolis marque-pages, des perles aux couleurs de l'Afrique dans une petite pochette bordeaux, une tablette de chocolat très noir (déjà entamée bien sûr), de belles serviettes en tissu qui viennent de Côte d'Ivoire, du gingembre en poudre dans un joli tube, des serviettes en papier avec deux belles femmes africaines...

    Au rayon des livres, c'est un quatuor gagnant. Beatrix a choisi un livre de cuisine aux recettes qui font envie et me rappellent quelques souvenirs gustatifs, Le ventre de l'Atlantique de Fatou Diome que j'ai bien envie de découvrir, Au commencement était la mer de Maïssa Bey qui me fait de l'oeil depuis quelques temps et Une si longue lettre de Mariama Bâ que je me suis retenue de lire quand je l'ai acheté pour ma swappée.

    Encore une fois, je suis très heureuse de toutes ces surprises reçues. Beatrix m'a concocté un magnifique colis et je la remercie encore très chaleureusement. Et merci à toi Bladelor pour avoir eu cette idée merveilleuse de conjuguer littérature et Afrique.

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22 avril 2008

Un bon précepte dans ce titre...

BARBARA CONSTANTINE, ALLUMER LE CHAT, Calmann-Lévy, 258 pages, 2007. Genre : comme le dit Daniel Picouly, un mélange entre les Deschiens et Queneau...

 allumer_le_chatJ'ai offert ce livre à ma mère l'année dernière sans l'avoir lu. Je lui ai donc emprunté récemment pour réparer cette erreur et parce que j'avais besoin d'une lecture un peu plus légère qui me fasse rire (ce qui ne veut pas dire que le texte est de moindre qualité, loin de là...).

    Raymond et Mine se retrouve avec Rémi leur petit-fils sur les bras. Josette et Martial, les parents de Rémi, sont devenus deux étrangers l'un pour l'autre. Martial trompe Josette avec Edith sa meilleure amie. Mais il y aussi Geneviève, Jacques, Martine, Momo, Farid, Marie-Rose, Bastos le chat et bien d'autres encore.

    Tous mes espoirs ont été comblé avec ce premier roman. J'ai ri, j'ai passé un très agréable moment et je n'en ai fait qu'une bouchée pour tout dire. Barbara Constantine nous a concocté une jolie galerie de personnages, tous plus attachants les uns que les autres (vu que les détestables meurent) et a un humour qui fait mouche à chaque fois. De courts chapitres se succèdent, ce qui donne un rythme très rapide au récit et m'a incité à ne jamais m'arrêter dans ma lecture.

    A lire si vous êtes passés à côté car ce serait dommage de se priver d'une lecture aussi drôle et jubilatoire. L'auteur a de l'imagination à revendre et j'attends le suivant maintenant!

    Bonne lecture...

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Posté par goelen à 22:17 - Roman - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 avril 2008

Un roman en deux temps...

MARY GAITSKILL, VÉRONICA, Éditions de l'Olivier, 310 pages, 2008. Traduit par Suzanne V. Mayoux. Genre : le parcours d'une jeune femme dans le mannequinat.

     v_ronicaJ'ai eu l'occasion de lire ce roman grâce à un service de presse que m'a très gentiment donné Hélène, la libraire passionnée et très engagée, de la très jolie librairie "Tournez la page". Pour connaître ses conseils de lecture, c'est par ici et pour lui rendre une petite visite pendant vos vacances, direction Combourg en Ille-et-Villaine, le berceau de Châteaubriant.

    Alison, dans les années 80, devient mannequin à New-York. Elle est très jeune et découvre un univers qu'elle ne soupçonnait pas. Drogue, alcool, sexe, le paradis comme elle l'appelle. Un univers glauque, étouffant sans beaucoup d'humanité mais qui lui manque dès qu'elle s'en éloigne. Des rencontres plus ou moins réussies l'amène dans mille lieux différents. Jusqu'à sa rencontre avec Véronica, seize ans de plus qu'elle, un personnage dont elle n'arrive pas à se défaire. Qu'elle aime ou qu'elle déteste, selon l'humeur du jour.

    Mon avis sur ce roman est assez mitigé. Les 100 dernières pages se lisent très facilement et rapidement mais les deux cent premières, j'ai hésité entre l'ennui et l'envie d'en savoir plus. La construction du début, avec de fréquents allers-retours dans le passé mais pas très clairs, rendent la lecture laborieuse. Et puis suivent quelques pages où l'on ne peut s'empêcher de continuer à lire. Et ainsi de suite. J'avoue être aussi assez déroutée par Alison qui se complaît dans ce monde de la mode qui pourtant ne lui épargne pas grand chose. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi. De bons passages et d'autres très moyens font que ce roman m'est paru assez étrange dans sa totalité. Mais peut-être faut-il attendre le second roman de l'auteur pour mieux cerner son style ?

    Bonne lecture !

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Posté par goelen à 11:17 - Roman - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

De retour...

    Après quelques jours qui m'ont fait du bien (à peine une semaine mais j'ai l'impression d'être partie 15 jours), me voilà de nouveau pour parler de mes dernières lectures. Je n'ai pas beaucoup lu pendant ces quelques jours par manque de temps mais j'ai une importante nouvelle à annoncer à ceux qui n'en aurait pas entendu parler.

    Étant dans le sud-ouest, je suis descendue jusqu'en Espagne où je suis évidemment tombé par hasard sur une librairie. Et là, que vois-je ? Le dernier Carlos Ruiz Zafon tout juste sorti en magasin, par palette entière, avec ce titre "Le jeu de l'Ange".

    Vivement la traduction !!!!!!!!!!!!!!!

Posté par goelen à 11:15 - Autre - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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