de livres en livres

" Lire, comme respirer, est une fonction qui nous définit" Alberto Manguel

28 janvier 2007

Abandon...Le premier...

saga    Halldor Kiljan Laxness, La saga des Fiers-à-bras, Anacharsis, 382 pages, 1952.
   
   
Pour une émission de radio que je prépare sur l'Islande, j'ai cherché à découvrir des auteurs islandais. Comme la saga est une tradition littéraire islandaise et que celle-ci est annoncée comme une "parodie drôlatique" de ce genre, j'ai tout de suite eu envie de me plonger dedans (non je ne suis pas folle, mais les histoires de chevaliers m'ont toujours attiré).
    Thorgeir et Thormod sont deux personnages qui rêvent de devenir des héros de poèmes anciens, adulés ou craint par les jeunes hommes et honorés par les femmes. Quitte à occir un paysan aveugle ou s'attacher à n'importe quelle femme.
    Franchement, j'en ai abandonné la lecture car même si l'humour est là (vraiment deux têtes à claques les frères jurés), les aventures aussi et un style qui se lit facilement, l'histoire m'a lassée au bout de 130 pages. Peut-être que je n'aime pas autant que je croyais les hitsoires de chevaliers ou qu'après avoir lu Chrétien de Troyes, ça me parait bien fade...
    Ceci dit, je suis assez curieuse de savoir ce que l'auteur a écrit d'autres.
Bon froid...
zzzzz_9758

Posté par goelen à 15:23 - Roman - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Eric Hazan...

chronique    Éric Hazan, Chronique de la guerre civile, La Fabrique, 139 pages, 2004.

    Ça ne m'arrive pas souvent, mais en ce moment, je m'intéresse pas mal aux essais. De toute sorte. Après avoir du en lire des tonnes (non, je n'exagère pas) pour mes études de lettres, je redécouvre le plaisir de choisir un sujet que j'ai envie d'explorer (et surtout pas imposé, le traumatisme de la fac).
    Éric Hazan a créé, avec d'autres, la maison d'édition La Fabrique, reconnaissable à ces livres aux couleurs pétantes ou à son titre encadré. De multiples sujets sont abordés et de nombreux témoignages livrés. Mais le sujet de prédilection semble resté le conflit israelo-palestinien. Je me suis promis de lire certains titres d'ailleurs pour essayer de mieux comprendre ce qui se passe là-bas parce que j'avoue que je suis un peu larguée ( A tombeau ouvert et Boire la mer à Gaza).
    Comme son nom l'indique, cet essai est un recueil de chroniques inspirées à son auteur par l'actualité nationale ou internationale et sur tous les thèmes (la politique évidemment mais aussi l'édition par exemple). Ce qu'il préfère, c'est relever les contradictions des gouvernements ou les exactions commises en toute impunité ( bah oui, il y a des pays dont tout le monde se fout).
    Très honnêtement, il m'a manqué des ficelles pour comprendre certaines critiques (des noms que je ne connais pas, une situation ignorée). Mais, lire des papiers qui ne sont pas aseptisés, dont l'auteur n'a pas les poings liés, ça fait vraiment du bien. Libre à nous de se faire une opinion sur ce qu'il dit (on n'est pas obligé d'être d'accord avec tout).
    Ce livre aura eu deux effets positifs sur moi. J'ai réalisé que je voulais vraiment comprendre ce qui se passait au Proche-Orient ( j'en ai marre d'être larguée) et, aussi, qu'il y a plein de sujets sur lesquelles je peux apprendre, comme ça. Naïve me direz-vous ? Non, j'avais surtout besoin de temps pour digérer l'obligation de lire due aux études. Vive le plaisir maintenant!!!
    Bonnes réflexions à vous...
pourquoi_pas   

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23 janvier 2007

Lectures en cours...

   

saga_des_fiers_braschornique_de_la_guerre_civile
    Deux livres en même temps ? Un roman de vikings islandais et un recueil de chronique d'Eric Hazan ? Oui, je sais, je suis cinglée et alors ???????

Posté par goelen à 22:41 - Lectures en cours - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Fais-moi peur...

    MALIKA FERDJOUKH, FAIS-MOI PEUR, L’école des loisirs, 247 pages, 1994. Genre : roman qui fait peur.

vaut_le_d_tour    Je les aurai presque tous lus les romans de Malika Ferdjoukh et, très sincèrement, sur le lot, je n’ai jamais été déçue.  Dans Fais-moi peur, elle s’attaque au roman qui fait peur (je suis bon public, je sais, mais j’ai marché à fond).
    Une maison pleine d’enfants, seuls pendant que les parents sont sortis à l’opéra, est prise pour cible par un psychopathe qui se croit l’objet d’un chantage. Ces garnements sont vraiment attachants et ce psychopathe vraiment effrayant. Malika Ferdjoukh prend le temps de nous raconter qui sont ces enfants pour être certaine que l’on tremble avec eux. Et ça marche ! Pour vous plonger dans l’ambiance, voici un petit extrait :
    « L’homme ne réagit pas tout de suite. Il marcha deux ou trois mètres, paraissant ne s’être rendu compte de rien. Mais quand il fit volte-face, la capuche glissa sur ses cheveux et les enfants découvrirent son visage qui les pétrifia. Un visage d’humain où l’humanité n’était pas. Il était… Comment décrire ces yeux redoutables ? Plus glaçants que le vent, plus saisissants que l’hiver ? Cette expression que les enfants n’avaient jamais vue sur aucun visage et ne reverraient jamais ailleurs ? Qui les recroquevilla à l’intérieur d’eux-mêmes. Un masque de haine, qui faisait penser aux fusils, à la guerre, aux cauchemars, aux malheurs. Et dans leur dos passa l’ongle très froid de l’effroi. »
    Décidément, quel que soit le thème développé par l’auteur, elle réussit son pari. Elle fait partie de mes auteurs préférés et vous pouvez choisir n’importe lequel de ses livres, vous ne serez pas déçus. J’ai un faible tout particulier pour Les quatre sœurs (merci Mélo).
    Bon effroi à vous !fais_moi_peur

Posté par goelen à 22:33 - Littérature jeunesse - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 janvier 2007

Les chiens écrasés...

les_chiens__cras_s   

Ludovic Roubaudi, Les chiens écrasés, Le Dilettante, 2006, 252 pages. Genre : roman plein d'humour sur deux journalistes.

    J'ai découvert cet auteur et la maison d'éditions, grâce à Valérie (ma libraire pour ceux qui suivent toujours pas). Les chiens écrasés nous emmène dans le monde des journalistes qui traquent le fait-divers en France (ce qu'on appelle dans le jargon journalistique un chien écrasé). Les accidents, les querelles de voisinages, les meurtres passionnels... Plus c'est glauque mieux c'est. Eh oui, le lecteur est pervers!
    Casa et Grand, dans l'ordre photographe et chroniqueur, se rendent du côté d'Arras pour enquêter sur une sombre histoire de meurtre entre voisins. Un fait-divers banal qui ne devrait pas éloigner nos deux héros loin de chez eux très longtemps. Sauf que se mêlent à tout ça, dans le désordre, un directeur de supermarché pas si égoïste que ça, des vigiles féroces, des chiens qui puent, une Mademoiselle fort jolie et des SDF énervés. Un mélange explosif et des rencontres déterminantes pour nos deux compères.
    La plume de Ludovic Roubaudi est vraiment drôle et plonge rapidement le lecteur dans l'action et les sentiments des deux personnages. Une vraie réussite pour cet histoire qui donne envie de découvrir ses autres romans comme Les Baltringues et le 18.
    Je ne résiste pas à l'envie de vous citer un tout petit passage dans lequel l'auteur nous décrit une bouteille d'eau gazeuse à l'orange :
"Une grande bouteille en plastique mou à étiquette rouge avec marqué dessus, en jaune avec des petites bulles dessinées en noir, "Pétillant". Mais c'est une erreur. Ce truc est pire encore que leur rouge limé (une monstrueuse vinasse qu'ils coupent à la limonade). C'est du cent pour cent pur produit chimique mélangé à du pet de pauvre qui aurait mangé une orange blette...pouah!".
Et ce n'est que le début...
    Bons chiens écrasés!

vaut_le_d_tour

Posté par goelen à 12:29 - Roman - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 janvier 2007

Lecture en cours...

   

fais_moi_peur

         Encore un Ferdjoukh... Je les lirai tous... Na...

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Vauriens, voleurs et assassins...

                           

vauriens__voleurs_et_assassinsCe roman est récemment paru aux éditions Finitude dans la collection « Utopies ». Le principe en est simple. Chaque récit qui la compose aurait pu commencer par « et si un jour… ».
    Dans ce court roman, presque une nouvelle finalement, Raymond Hesse se demande judicieusement ce qu’il se passerait en France si le syndicat des V.V.A (vauriens, voleurs et assassins) se mettait en grève. Ce point de départ, qui est propice aux situations cocasses et à une écriture humoristique, est une jolie trouvaille de l’auteur. Et, si besoin en était, il prouve bien que pour qu’il y est des gentils, les méchants sont nécessaires. Une manière originale d’aborder la question du bien et du mal, avec une étonnante modernité d’ailleurs car ce texte a été publié pour la première fois en 1925…
    Un court roman qui se lit d’une traite sur un thème universel et important avec de l’humour en plus? D’accord, j’achète !
    Bonne lecture…
pourquoi_pas

Posté par goelen à 09:40 - Roman - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 janvier 2007

Un éloge tout particulier...

    Eloge de la librairie avant qu'elle ne meure. Un titre un peu pessimiste s’il en est. Non, la librairie indépendante n’est pas morte et ne mourra pas (en tout cas je n’espère pas). Ah nous de la faire vivre ! Ca m’arrangerait que vous participiez d’ailleurs car je compte bien en faire mon métier…
    Dans ce court essai, Baptiste-Marrey, écrivain qui a fait parti de la commission Pingault chargée de réfléchir sur le livre et la lecture au début des années 80, écrit un manifeste pour la librairie indépendante. Ce qui est le plus appréciable dans ce livre, c’est la démarche. A chaque petit texte qui compose cet essai, l’auteur convie une autre personne (éditeur, libraire…) à faire contre-point. Ce qui donne un éclairage plutôt complet sur le sujet. En plus, il a invité plusieurs libraires à commenter tout ça et ceux-ci figurent en note.
    L’éloge de la librairie avant qu’elle ne meure fait le tour de la question, rapidement mais sûrement, importante de l’avenir de la librairie indépendante en France. Baptiste-Marrey propose certaines mesures qui pourraient aider la survie et le développement de nos chers conseillers en lecture. Même si cet ouvrage date de 1988, ces propos semblent encore d’actualité. Mais il y a suffisamment de libraires indépendants aujourd’hui passionnés par leur métier pour sauvegarder ce médiateur culturel que représente notre libraire.
    Bonne lecture !
pourquoi_pas

Posté par goelen à 19:30 - Essai - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 janvier 2007

Un tout petit monde...

un_tout_petit_monde    Lire un David Lodge, c’est plonger délicieusement dans un comique irrésistible et une méchanceté qui fait mouche à chaque fois.
Un tout petit monde nous montre la face cachée des universitaires, toutes nationalités confondues. On suit plusieurs personnages sur plusieurs mois dans de nombreux colloques et sur des continents différents. Un vrai roman jouissif, pas surprenant vu l’auteur, qui nous fait voir nos chers profs de fac sous un autre œil. Et vu comme ça, ils ne nous impressionnent plus du tout. Certains feraient même presque pitié.
    Un livre à offrir à tous ceux qui ont été martyrisé par leurs profs de fac ou, pourquoi pas, à votre prof de fac pour lui rabattre son caquet (si personne n’a eu la même idée avant).
Bonne lecture!

Posté par goelen à 19:02 - Roman - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un homme est mort...

un_homme_est_mort   Comment, après avoir lu cette bd et bien d’autres, peut-on encore croire que la bd est un genre mineur ? Je le crie haut et fort : c’est de la vraie littérature !!!
    René Vautier, jeune réalisateur engagé au sens noble du terme, arrive à Brest pour filmer les mouvements sociaux en ce mois d’avril 1950. La reconstruction de la ville demande de la main-d’œuvre importante, mais les conditions de travail et de vie ne suivent pas. Les ouvriers réclament  donc un meilleur salaire pour faire face en plus à une situation de pénurie. Seulement, au cours d’une manifestation, les forces de police ouvrent le feu et c’est le drame. Des blessés et un mort. Cette histoire incroyable, et qui aura des conséquences lourdes sur l’histoire des syndicats et du mouvement social en Bretagne, René Vautier décide de la diffuser largement en montant les images tournées.
    Cette bd rend hommage à des hommes (René Vautier évidemment, des ouvriers, ceux de l’ombre qui oeuvrent pour le bien). On sent tout l’attachement et le désir profond du scénariste et du dessinateur à faire passer cette petite histoire oubliée dans la grande Histoire. Cette bd instruit, émeut et divertit. Que demander de plus ? Un dossier explicatif du mouvement de 1950, du projet ? Ne cherchez pas, il y est.
    Encore un coup de cœur pour moi, une bd de plus qui se dévore en un rien de temps…
    Bonne bulles !

Posté par goelen à 19:01 - Bande-dessinée - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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