de livres en livres

" Lire, comme respirer, est une fonction qui nous définit" Alberto Manguel

28 février 2007

Mitch Albom...

   

MITCH ALBOM, LES CINQ PERSONNES QUE J’AI RENCONTRÉES LÀ-HAUT, Oh éditions, 2004, 278 pages. Genre : belle histoire de rencontres et de la vie d'Eddie.

                        

5_personnesCe livre m’a été prêté par Laurianne, une amie. Je ne connaissais pas du tout l’auteur mais le titre et l’image de la couverture (un tableau de Magritte) m’ont tout de suite attirée.
    L’auteur nous raconte l’histoire d’Eddie, un vieux technicien de fête foraine à qui, au début de l’histoire, il ne reste plus qu’une heure à vivre. On apprend comment il est mort et l’on suit son parcours là-haut. Tout personne qui meurt est attendue par cinq autres qui lui expliqueront le sens de sa vie.
     J’ai adoré cette histoire. Eddie, le vieux ronchon est très attachant et ressemble un peu à nos grands-pères. Au fil de l’histoire, on remonte son passé et l’on comprend pourquoi il est ce qu’il est. Les clés nous sont données au fur et à mesure. J’aime aussi beaucoup la composition du livre qui fait de nombreux retours en arrière pour dévoiler des petits bouts de vies. Et cette histoire, très belle, est riche en émotions (joie, compassion , colère, incompréhension…) pour le lecteur.
    Un très bon moment de lecture (merci Laurianne) que je vous recommande à tous.
    Bon Voyage !
vaut_le_d_tour

Posté par goelen à 11:38 - Roman - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Depardon...

   

RAYMOND DEPARDON, IMAGES POLITIQUES, La Fabrique, 110 pages, 2004. Genre : choix de photos expliquées par l'artiste.

   

images_politiques                 Depardon est un photographe que j’ai découvert grâce à mon oncle, grand photographe amateur qui mériterait d’être professionnel. J’aime sa démarche de parler de son métier ainsi que ses photos bien sûr.
    A travers un choix de photos datant de plusieurs époques et prises lors de divers événements, Depardon nous explique sa conception de cet art qu’est la photographie et la manière dont il aborde le sujet. Ici, ce sont des images de conflits, de rencontre entre grand chefs d’état ou d’enfants. Elles sont toutes politiques puisqu’elles sont le résultat d’un choix de Depardon. Pourquoi tel moment plutôt que tel autre ? Là est tout le talent du photographe reporter.
    Un très bon livre que je recommande pour découvrir l’œuvre de Depardon et la position du photographe par rapport à son art. Et comme en plus, il écrit très bien, il n’y a aucune raison de passe à côté. Je lirai sûrement d’autres ouvrages de Depardon comme ses notes de voyages. Et en bonus, une petite citation : « toute image est forcément un regard, c’est-à-dire un moment choisi par hasard, par volonté, par chance. »
    Bonnes photos !

vaut_le_d_tour

Posté par goelen à 11:20 - Essai - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

De retour...

Me voilà revenue d'une longue absence. Je n'ai pas pu m'occuper de mon blog pendant quelques semaines mais cette période est finie. J'en ai profité pour lire quelques livres dont les critiques suivent. Bon retour à vous sur ce blog!

Posté par goelen à 11:04 - Autre - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Anne-Marie Garat...

    

ANNE-MARIE GARAT, LES MAL FAMÉES, Actes Sud, 213 pages, 2000. Genre : amitié entre deux femmes en 1942.

   mal_fam_es                 J’ai eu l’occasion d’écouter Anne-Marie Garat parler de son travail d’écriture lors d’une rencontre organisée à la médiathèque. Le personnage très communicatif, ayant plein de choses intéressantes à dire m’a séduite. J’avais donc très envie de lire un de ses romans sans commencer par le dernier.
    Je me suis décidée pour Les mal famées grâce à la quatrième de couverture. L’auteur raconte l’histoire de deux femmes, une âgée et une plus jeune, pendant l’année 1942, avec quelques retours en arrière pour comprendre comment elles sont arrivées là. Elles travaillent toutes les deux chez les Johnston, l’une à la cuisine et l’autre auprès des enfants, tout en vivant chez leurs patrons. Un jour, elles décident d’avoir leur maison à elles et la trouvent dans un quartier déserté à cause des bombardements.
    Ce roman, séduisant dans le résumé, m’a déçue. Je n’ai pas réussi à accrocher à cette histoire ni aux personnages malgré un style agréable. Mon esprit n’a pas cessé de vagabonder pendant tout le temps où je l’avais dans les mains, ce qui est très mauvais signe.
    Je ne conseille donc pas la lecture de ce livre mais je pense que je réessaierai avec un autre roman de Garat. Juste pour savoir si c’est l’histoire ou finalement le style de l’auteur qui ne m’accroche pas.
Bonne lecture tout de même !

pas_content

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04 février 2007

Ellen Foster

   

KAYE GIBBONS, ELLEN FOSTER, Christian Bourgeois Poche, 1987, 167 pages. Genre : récit d'une jeune adolescente écrit avec force.

    Ellen Foster est le premier roman écrit par Kaye Gibbons. Il nous raconte l’histoire d’une toute jeune pré-adolescente (comme on dit maintenant), Ellen âgée de 11ans dont les parents meurent l’un après l’autre et qui se trouve ballottée de famille en famille dans une ville du sud des Etats-Unis (avec tout ce que ça comporte de racisme et de traditions ancrées dans les têtes).
ellen_foster    Ce roman est écrit à la première personne, donc avec  les mots d’une gamine de 11 ans. C’est la force magistrale de ce texte qui nous fait rentrer dans la peau d’Ellen et nous fait ressentir tout ce qu’elle vit. Cette gamine rebondit d’une façon incroyable à chaque déception et semble ne jamais perdre espoir. A sa place, je crois que je me serais écroulée depuis longtemps. Et c’est ce qui m’a impressionnée à la lecture de cette histoire, c’est qu’on ne peut faire autrement que de se dire « qu’aurais-je fais à sa place ? ». Ce roman est vivant malgré l’aspect monologue intérieur et souvent drôle même si parfois on rit jaune. On est au plus près des émotions de la jeune fille, bougrement intelligente, qui raconte sa jeunesse avec des retours en arrière (exercice de style que j’apprécie particulièrement). On comprend pourquoi la critique a été unanimement enthousiaste à sa sortie. Et comme la suite est parue en 2006 (Ellen a grandi de quelques années), je vais prolonger le plaisir de cette lecture avec La vie qui m’entoure par Ellen Foster.
    Bonne découverte à vous…
vaut_le_d_tour

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01 février 2007

Lecture en cours...

ellen_foster    Sur les conseils de valérie...

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Indridason...

   

ARNALDUR INDRIDASON : LA FEMME EN VERT, 347 pages, Points policier, 2001. Genre : excellent polar islandais.


    C’est ma grande révélation polar de l’année (oui je sais, on est en février mais jusqu’à maintenant en tout cas, c’est vrai). Arnaldur Indridason a l’art de nous emmener dans des enquêtes qu’on n’a pas envie de lâcher (je me suis couchée à deux heures du mat’ pour le finir hier).
    Ula_femme_en_vertn os humain est retrouvé sur un chantier dans un quartier de Reykjavik. Erlendur et toute son équipe sont chargés d’élucider ce mystère pendant que la fille du commissaire est entre la vie et la mort. Et au milieu de tout ça, l’auteur nous raconte l’histoire sordide et violent d’une jeune femme dont on ne sait rien, et surtout pas ce qu’elle fait dans l’histoire.
    Indridason nous tient jusqu’au bout avec cette enquête bien ficelée et solide. Et puis, je ne résiste ni au charme glacial de l’Islande ni à l’humanité d’Erlendur, sur lequel on en apprend un peu plus (ainsi que sur ses deux acolytes Elinborg et Sigurdur Oli). J’attends avec impatience de lire son dernier roman   qui vient de sortir chez Métailié.
    Bon polar !
absolument___lire

Posté par goelen à 18:28 - Polar - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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