de livres en livres

" Lire, comme respirer, est une fonction qui nous définit" Alberto Manguel

31 janvier 2008

Futuro mon amour...

BRUNSCHWIG ET HIRN, LE SOURIRE DU CLOWN TOME 1 ET TOME 2, Futuropolis, 2006 et 2007. Genre : une banlieue explose , pas pour les raisons qu'on croit.

    le_sourire_du_clown_1J'ai rarement été déçue par les parutions de Futuropolis. Les histoires sont fortes, de tous bords et les dessins m'interpellent quel que soit le dessinateur. Cela faisait un an que j'attendais le tome deux de cette histoire.
    Deux clowns élisent domicile avec leur roulotte au milieu de la cité des Hauts Vents. Ils apprennent leur métiers aux enfants, ils sont aimés. Un des enfants, Djin, est attaché à l'un deux tout particulièrement. Sa mère, la bonne du curé, se méprenant sur les attentions de ce clown le tue (non, non, je ne dévoile rien c'est la seconde page). Le gamin traumatisé devient muet et est placé ailleurs. Sa mère arrêtée, soutenue par le curé. La cité change de visage. Quelques années plus tard, certains résistent, d'autres amplifient. La cité s'embrase, les morts surgissent.
    Cette histoire est assez difficile à résumer en quelques mots car il y a plusieurs enjeux : la vie d'un gamin traumatisé par un drame affreux, des jeunes énervés tournant en rond, des religieux à l'intention pas nette, le rôle des institutions... Un triste mélange qui fonctionne par le charisme de ses personnages, le réalisme des dessins et cette volonté farouche de s'en sortir coûte que coûte. Les couvertures de chaque tome sont sublimes. Sur la première, on voit un clown triste sans yeux sur fond d'immeuble qui contraste beaucoup avec le titre. Et sur la seconde, deux symboles de deux religions se répondent chacun dans un coin de la page.  On a envie d'en savoir plus. Que s'est-il passé pour en arriver là ? Qui en remet une couche pour faire exploser la situation ?  Qui tire les ficelles ?  Que visent certains d'entre eux ?
J'ai préféré le tome un qui met en place le contexte, les personnages et la succession événements qui amèneront à ce désastre.
     Et si vous avez aimé cet univers, il faut vous précipiter sur La mémoire dans les poches du même scénariste. Cette bd est fabuleuse et le tome 2 sort cette année.
Bonnes bulles !!sourire_du_clown_tome_2

Lu dans le cadre de mon petit challenge perso

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Posté par goelen à 09:45 - Bande-dessinée - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 janvier 2008

Un petit délice...

JOELLE TIANO, L'ENCHANTEUR ET ILLUSTRISSIME GÂTEAU CAFÉ-CAFÉ D'IRINA SASSON, Les mues Intervista, 146 pages, 2007. Genre : des souvenirs et de la gourmandise.

 enchanteurVoilà un des bienfaits de la blogosphère, la découverte de livres dont on n'a jamais entendu parler et dont il ne faut surtout pas passer à côté. Ce livre-là fait parti de ceux que je n'aurais jamais lu sans vous (j'avoue que je ne sais plus chez qui je l'ai vu en premier) alors merci !!
    Irina Sasson a 101 ans. Depuis longtemps, tous les matins, elle se récite la recette de son célèbre gâteau café-café pour faire travailler sa mémoire. C'est aussi l'occasion de se remémorer sa vie, parcourue de moments où son gâteau est apparu sur la table. Son mariage, son départ vers une nouvelle ville et une nouvelle vie, sa fille, ses doutes, ses espoirs... A côté d'elle, sa petite-fille la regarde penser et se souvient elle aussi de ce qu'on lu a raconté sur cette grand-mère pas comme les autres.
    Je l'ai dévoré (il est assez court pour être dégusté en peu de temps) mais en prenant le temps de bien profiter de chaque bouchée. Irina est une femme qui mérite d'être rencontrée et écoutée. On a envie qu'elle nous raconte son histoire en mangeant de son gâteau (je n'ai pas encore essayé mais je le ferai) avec un bon thé bien chaud (ça, c'était au rendez-vous). Ce livre prend son temps et il agit comme une recette. Joëlle Tiano distille ses ingrédients à elle (la douceur, la poésie de ces mots, la musique de son rythme, ces personnages très attachants...) pour nous servir un goûter qu'on n'est pas près d'oublier.
    A dévorer ou picorer selon ses envies mais à ne surtout pas manquer...
Bonne dégustation !

Livre lu dans le cadre de mon petit challenge perso

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29 janvier 2008

Ce qui a inspiré Quentin Tarantino...

KAZUO KOIKE ET KAZUO KAMIMURA, LADY SNOW BLOOD, VENGEANCE SANGLANTE, Kana, 510 pages, 2007. Genre : le manga qui a inspiré Kill Bill.

    lady_snow_bloodC'est exactement pour ça que j'ai eu envie de lire ce manga, parce qu'il a inspiré Kill Bill, ce film jubilatoire de Tarantino.
     Une jeune femme est née pour venger sa mère. Elle devient tueuse et accepte plusieurs missions pour amasser de l'argent et venger sa mère, morte en prison en la mettant au monde.
    Je n'en dirai pas beaucoup plus pour ne pas gâcher certaines surprises. Je suis un peu déçue par ce manga.  Peut-être parce que je m'attendais à vraiment retrouver le scénario du film alors que c'est juste le thème de la vengeance qui est le point commun. Ça se lit très facilement, très vite, le dessin est classique pour un manga "sérieux". C'est peut-être tout ça qui m'a déçue, c'est très bien fait mais il n'y a pas ce petit plus qui le rend incroyable. Je lirai probablement la suite (vu la fin de ce premier tome, on a quand même envie de savoir) mais je ne vais pas me précipiter pour aller l'acheter (le tome 2 vient de sortir)...
Bonnes bulles...

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28 janvier 2008

Pourrie, gâtée, bluffée...

    Vous l'aurez compris en lisant le titre, j'ai reçu mon colis swap !!!!! Il est arrivé si vite que je n'ai même pas eu le temps de m'impatienter. Le nom de ma généreuse swappeuse : Angelica. Et là je dois dire qu'elle m'a bluffée (oui, je sais je me répète mais allez trouver des synonymes quand vous êtes sous le coup de l'émotion vous...). Tout était parfait : de la couleur noire choisie pour rester dans le thème aux deux livre qu'elle m'a gentiment offert en passant par toutes les petites attentions. Alors tenez-vous bien car le déballage du colis c'est maintenant sous vos yeux ébahis :
Voici à quoi ressemblait mon colis avant ouverture (désolée, j'ai enlevé la photo car les adresses étaient visibles). J'ai fait durer un peu le moment pour en profiter et pour savourer chaque étape...


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Une boîte de chaussures noires car tout est en harmonie dans ce colis et vous n'avez encore rien vu
Voici ce que j'ai pu trouver dans cette boîte à trésors :

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De nombreux paquets avec une petite enveloppe représentant une tablette de chocolat (le souci du détail, n'oubliez pas) à n'ouvrir qu'en dernier !!
Et derrière tout ça, que se cachait-il ?

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Et bien tout ça !!!!!!
La photo étant petite, je vous décris tous ce que mes yeux émerveillés ont vu. Tout d'abord, le café qui embaumait déjà le paquet avant ouverture, un mélange spécial dégustation d'un torréfacteur de là-bas (Toulouse...) et au moment où j'écris il est déjà testé et approuvé. Il est vraiment délicieux car pas trop fort , avec plusieurs arômes que l'on devine et c'est tout ce que j'aime. Encore un autre détail qui a son importance, tous les paquets sont refermés avec des petits papiers représentants des couvertures de polars. Ils ont tous atterri sur ma LAL, évidemment, car ça fait aussi parti du cadeau. Pour continuer dans les boissons, un petit paquet de sachets individuels de chocolat en poudre qui a l'air divin complète le thème avec LA mug ou plutôt THE mug car elle est tout bonnement magnifique, toute simple mais originale et noire bien sûre. Du côté des petites gourmandises, je suis aussi très gâtée : une petite tablette de chocolat noir 70% (j'en ai laissé un peu à mon amoureux mais j'ai eu du mal) qui accompagne le café divinement bien, une barre de chocolat au lait et au nougat artisanale délicieuse mais malheureusement qui nous a déjà quitté (tant pis pour mon amoureux) et un pot de chocolat praliné à tartiner d'un grand chocolatier !! Oui, oui et il est excellent (non j'ai pas tout mangé, même pas vrai d'abord).
Parlons maintenant des livres Pèlerin de William Bayer que j'attends de lire depuis longtemps et Jimmy the Kid de Donald Westlake que j'avais bien envie de découvrir. Encore un sans faute pour Angelica qui ne s'est pas arrêter là. Elle a aussi concocté avec ses petites mains deux magnets, un à la couleur de mon blog (si mes connaissances en informatique me le permettent, je le mettrai sur ma bannière car il est parfait) et un autre à la couleur du café. C'est tout ? Me direz-vous et bien non car à tout cela s'ajoute deux marque-pages à la couleur des deux livres reçus et une gentille lettre d'explication avec une dizaine de titres de polars qu'Angelica me recommande.

Et là, oui j'ai fini de vous en parler mais pas de remercier Angelica encore une fois pour toutes ces petites merveilles qui me correspondent si bien et les gentilles organisatrices Fashion Victim et Stéphanie pour m'avoir offert mon premier swap. Merci beaucoup beaucoup beaucoup à toutes les trois (avec un petit bonus pour Angelica)

Posté par goelen à 15:51 - Swap littéraire - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un petit tour en Russie...

ELISABETTA RASY, LA SCIENCE DES ADIEUX, 249 pages, Seuil, 2007. Genre : Roman inspiré des Mandelstam.

     la_science_des_adieuxUne très belle couverture, un nom d'auteur italien tout en douceur et un titre très poétique. Tout ça aurait pu me donner envie de lire ce roman.  Mais c'est surtout Valérie que je dois remercier (eh oui encore elle, décidément les libraires sont très influents et c'est tant mieux) qui me l'a offert car c'est un de ses coups de coeur de l'année dernière.
    Nadejda rencontre Ossip Mandelstam un peu par hasard. Elle se liera à lui et supportera tout pour lui. Et tout c'est beaucoup. D'abord parce qu'Ossip est un poète sans concession, qui n'hésite pas à critiquer le pouvoir en place (on est sous Staline et c'est plus que dangereux d'élever la voix, c'est se condamner à la déportation), mais aussi parce qu'il a besoin de nouvelles muses régulièrement.
    Avec ce roman, et j'insiste sur ce terme car l'auteur elle-même y tient, Elisabetta Rasy s'inspire de la vie d'Ossip Mandelstam et de Nadejda pour nous donner un tableau de la vie en Russie dans les années vingt et les années trente. La société des écrivains très influente mais qui rejette tout poète dit non soviétique, la dure réalité où tous les jours on court après la nourriture et de quoi se chauffer, le cercle des amis qui se défait et se refait en fonction de l'actualité (les vrais amis se révèlent dans ces moments-là. Et surtout, l'incroyable dévouement de cette femme, ne doutant pas un seul instant du talent de son mari, l'aimant jusqu'au bout, allant jusqu'à apprendre ses vers par coeur pour ne pas qu'ils se perdent dans la censure. C'est une histoire d'amour magnifique, de vers, de lutte où l'on croise ces noms qui me font rêver : Pasternak, Tsvetaeva, Akhmatova, Maïakovski... Une Russie bouillonnante d'idées, de talents, d'écrivains, de poètes détruits pas l'Histoire et le régime stalinien. Une oeuvre qui marque et qui donne envie d'aller découvrir les écrits de tous ces gens dont le seul plaisir est l'écriture et la lecture. J'ai adoré ce roman et plonger dans cet univers-là. J'espère un jour avoir accès aux souvenirs de Nadejda Mandelstam rassemblés dans un livre intitulé Contre tout espoir, malheureusement épuisé.
Bonne lecture...

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Posté par goelen à 09:20 - Roman - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 janvier 2008

Un ovni...

SERGE JONCOUR, CARTON, Eden fictions, 94 pages, 2003. Genre : inclassable, désolée !

     cartonTrouvé par hasard chez un soldeur (bouh c'est pas bien), j'ai craqué pour ce livre pour deux raisons : Serge Joncour en était l'auteur et ça faisait longtemps que j'avais envie de le découvrir et l'histoire raconte celle d'un libraire (ma fibre professionnelle vibre...).
    Un libraire de supermarché (l'expression est la bonne car le rayon livres se trouve entre la boucherie et la maroquinerie, le délai de rotation de ces "produits" étant le même, grrrrr) nous raconte son métier. Lui, il n'est jamais aussi heureux que lorsqu'il ne voit personne et quand le manutentionnaire se trompe de rayons, il n'enlève pas pour autant la viande sous vide de ses étagères. A force de faire tapisserie il se transforme en carton. Il devient une Publicité sur un Lieu de Vente vivante, la tête de gondole du rayon.
    Autant le dire tout de suite, le sujet mérite le détour. Serge Joncour se livre à une belle critique du monde de l'édition (ici représenté par les éditions générales) et des distributeurs (non mais depuis quand le livre est un produit comme les autres ? d'abord c'est pas un produit, non mais). Il dénonce la massification et le marketing qui cherche à vendre sans s'intéresser à ce qu'on vend (si, si, c'est possible). Et surtout les gens qui trouvent que c'est parfaitement normal. Jusque là tout va bien sauf que un énorme point m'a dérangé. Le narrateur est ce fameux libraire qui devient carton et utilise donc le je. Sauf qu'il aurait dû lire un peu plus car c'est du lourd, du très très lourd. Alors je sais que c'est un effet de style pour encore mieux dénoncer les choses mais j'ai vraiment eu du mal à aller au bout d'autant que la fin se devine un peu. Je ne suis donc pas complètement convaincue mais je lirai autre chose de cet auteur car il m'intrigue beaucoup. Encore plus qu'avant !
Bonne lecture...livres
PS : Caroline, s'il t'intéresse, je peux te le prêter sans problème

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25 janvier 2008

Le dernier frère...

NATHACHA APPANAH, LE DERNIER FRÈRE, Editions de l'Olivier, 211 pages, 2007. Genre : la rencontre de la petite et de la grande Histoire.

     le_dernier_fr_reAh celui-là, je l'attendais depuis longtemps. Des lecteurs, des magazines en ont beaucoup parlé et m'ont donné envie de découvrir cet auteur. C'est son deuxième roman et les trois précédents ont gagné chacun un prix littéraire. Que du bon s'annonce !
    Un vieil homme, Raj, se souvient de deux épisodes de son enfance qui ont changé sa vie : un cyclone qui a dévasté plus que du matériel et sa rencontre avec David dans la prison où travaille son père. L'enfance de Raj n'est pas heureuse à cause de la violence de son père malgré la tendresse et le courage de sa mère et les jeux avec ses frères.  Un drame survient qui balayera tout sur son passage, comme le cyclone.  Raj cherche des réponses, à se reconstruire mais ne parvient pas à oublier et à déculpabiliser. Il se passe des atrocités sur l'Île Maurice des années 40 en pleine guerre mondiale.
    Tout y est dans son roman. Le tragique, la reconstitution des événements pour comprendre ce qui s'est passé et ce qui a été vécu. le drame qui vous poursuit toute votre vie et la rencontre qui détermine tout le reste. Et pourtant malgré un sujet fait pour ça, je n'ai pas été happée par cette histoire qui ne m'a pas beaucoup émue. Je n'ai pourtant pas un coeur de pierre mais ça n'a pas fonctionné pour moi. Et pourtant je n'ai pas vraiment de reproche à faire. L'écriture est fluide, se lit très bien avec des images assez fortes pour montrer le tragique qui se déroule devant les yeux du lecteur. Je n'ai toujours pas compris pourquoi l'émotion n'a pas été au rendez-vous avec ce livre mais je sais que je retenterai cet auteur avec La noce d'Anna. J'ai vraiment envie de découvrir un plus Nathacha Appanah. Une lecture finalement très déconcertante...
Bonne lecture !

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Posté par goelen à 09:21 - Roman - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 janvier 2008

Mon premier vrai livre de science-fiction...

TERRY PRATCHETT ET NEIL GAIMAN, DE BONS PRÉSAGES, Le diable vauvert, 466 pages, 2003. Genre : de la science-fiction drôlissime.

     pr_sgesDans ma grande inculture (si, si, il y a plein de choses que je connais pas mais qu'est-ce-que c'est bon de se dire qu'on a encore tout ça à découvrir !), je ne connaissais pas la science-fiction à part un peu d'héroic fantasy avec Tolkien (Bilbo et Le seigneur des anneaux bien sûr) et le roman d'anticipation avec Le meilleur des mondes (pas le film, hein!) et Le meilleur des mondes. J'étais un peu réfractaire à cet univers car j'avais un peu trop de clichés en tête genre "des robots qui se tapent dessus, ça m'intéresse pas du tout". Et grâce à la blogosphère et le Bibliomane en particulier qui en a parlé ici, j'ai eu envie de lire ce livre et d'essayer ce genre que je repoussais sans connaître depuis trop longtemps.
    Deux envoyés spéciaux sur Terre, Rampa (démon au look de rocker et adorateur de voitures et de sa Bentley noire en particulier) et Aziraphale (ange fan de vieilles éditions et libraire pour la couverture) doivent déclencher l'Apocalypse à Londres en cette année de 1999 sur les ordres de leurs patrons respectifs, pour une fois d'accord. Seulement, ça voudrait que eux ne pourrait plus profiter des avantages de cette bonne vieille terre (eh oui, même eux s'y sont attachés) et décident de s'unir pour faire capoter ce qui est censé être le dernier jour sur terre. On y croise de nombreux personnages qui auront tous un rôle à jouer dans l'histoire, plus ou moins important.
    Malgré quelques longueurs (peut-être simplement parce que j'ai commencé le genre par un livre de près de 500 pages...), j'ai vraiment apprécié cette lecture grâce à l'ingrédient miracle (et bien d'autres dont les personnages hauts en couleur), j'ai nommé l'humour. C'est drôle de bout en bout et tout particulièrement les notes qui font partie intégrante du roman. Je ne résiste d'ailleurs pas à vous en donner un petit exemple : "et le chemin de l'Enfer est pavé de bonnes intentions". La note en bas de page nous indique "ce n'est pas totalement vrai. En fait, le chemin de l'Enfer est pavé de démarcheurs à domicile congelés. Le week-end, beaucoup de jeunes démons le parcours en patins à glace". C'est vraiment l'humour qui m'a fait rentré dans cette histoire vraiment désopilante. Je regrette juste de ne pas connaître suffisamment la culture anglaise pour comprendre toutes les références à des films notamment.
    Ce roman m'a donc permis de découvrir en douceur un genre que je mettais volontairement de côté. je compte bien poursuivre mon exploration grâce à vos conseils. Je pense que le prochain sera Neverwhere de Neil Gaiman recommandé par Fashion Victim et La Liseuse.
Bonne lecture !

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Posté par goelen à 09:59 - S-F - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 janvier 2008

Surprise !!!!!!

     Une surprise m'attendait ce midi dans ma boîte aux lettres. Je vois vos yeux qui brillent en imaginant qui a bien pu m'envoyer mon colis Swap... Et bien non, ce n'est pas ça. Mais ça y ressemble. Comme je vous l'avais annoncé il y a quelques temps, je suis juré pour le prix des lecteurs polar 2008 du livre de poche. Et ce midi, donc, j'ai reçu mes deux premiers livres qu'il me faut lire et départager pour le 29 février. Et j'ai hâte car je n'ai jamais lu aucun de ces deux auteurs et que les histoires sont très alléchantes. Jugez plutôt :
La fille sans visage de Patricia Macdonald et Le piège de Dante de Arnaud Delalande, une histoire de famille et Venise au 18ème siècle... Dur, dur de ne pas succomber tout de suite. Encore quelques jours et je m'y mets !
le_pi_ge_de_dante
la_fille_sans_visage

Posté par goelen à 19:09 - Autre - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un drôle de conte de fées...

LINDA MEDLEY, CHATEAU L'ATTENTE, Çà et là, 2007, 457 pages. Genre : une alternative aux contes de fées classiques.

   chateau_l_attente Cette bande dessinée est sortie quelque jours avant Noël. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle se démarque des autres par son format, son histoire et sa construction. Elle a la taille d'un petit grimoire avec l'épaisseur qui va avec (mais n'ayez pas peur, ça se lit vite) et le petit ruban rouge pour marquer sa page. Rien que l'objet est déjà plaisant et c'est ce qui m'a d'abord attiré. Cela ressemble à un ancien livre d'histoire très agréable au toucher et à la vue.
    Il y a plusieurs histoires dans l'histoire. La première explique pourquoi un tel titre (c'est le nom d'un lieu un peu particulier qui vous rappellera sûrement des souvenirs). Ensuite, on suit le parcours d'une jeune femme enceinte qui cherche à rejoindre ce Château l'attente. Et enfin, on nous raconte l'histoire de l'ordre des Sollicitines composé de soeurs avec un atout hors du commun.
     Cette bd est foisonnante d'histoires, de personnages en tout genres et de tout bord, d'humour aussi. Sa lecture a été très divertissante mais je comprends certaines critiques que j'ai pu entendre. Il y a des personnages très énigmatiques dont on apprend pas grand chose, d'autres qui semblent être abandonnés en cours de route malgré une histoire très prometteuse pour s'intéresser à d'autres et plein de questions qui restent en suspens. Mais moi ça ne m'a pas gêné. J'ai laissé libre cours à mon imagination pour inventer ce qui me manquait. Et puis, dans un conte, il y a ce genre de personnages qui nous intriguent sans trop en savoir sur eux. Et puis j'ai bien aimé le côté "je dévie de mon histoire pour en raconter une autre" même si je comprends que ça puisse exaspérer quelque uns.
    Une bande dessinée à tenter si vous aimez être surpris et décontenancé (même si ça n'a pas eu cet effet sur moi).
Bonnes bulles !!

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Posté par goelen à 09:41 - Bande-dessinée - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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