de livres en livres

" Lire, comme respirer, est une fonction qui nous définit" Alberto Manguel

29 février 2008

Cher Pablo Neruda...

ANTONIO SKARMETA, UNE ARDENTE PATIENCE, Points, 156 pages, 1987. Traduit par François Maspero. Genre : un hommage à Neruda et à un facteur pas comme les autres.

     ardente_patienceJ'ai eu envie de lire ce livre suite au billet de Florinette et parce que je ne connais pas l'oeuvre de Pablo Neruda. Je trouvais que c'était un bon moyen de découvrir ce poète.
    Mario Jimenez devient le facteur de l'Ile noire au Chili. La majorité des habitants ne sachant ni lire ni écrire, son seul "client" est le célèbre poète Pablo Neruda, qui vit dans une petite maison bleue, à deux pas de la mer. Petit à petit, le facteur apprivoise le poète et une amitié naît entre eux, commencée par une discussion sur les métaphores. Mario Jimenez est amoureux de la jolie Beatriz. Comment la séduire ? Il demande son aide au poète pour écrire et parler, il recherche sa poésie à lui en lisant l'oeuvre du maître et en discutant avec Neruda. Poésie, tendresse et mots font le sel de leur relation. Au loin mais pas si loin, Allende se fait connaître et le Chili change...
    Ce livre est vraiment un bel hommage au maître Neruda, mais aussi au pouvoir des mots et au Chili, ce pays à l'histoire salie par une junte militaire sans scrupules. J'aurais aimé en connaître plus sur cette Histoire d'ailleurs avant la lecture car quelquefois, ce sont juste des allusions (sûrement compréhensibles facilement par les chiliens mais moins par les ignorants dans mon genre). L'amitié entre les deux hommes est très émouvante, Mario Jimenez est très attachant dans son immodéré pour le poète et la fin du livre est assez bouleversante. J'ai donc passé un très bon moment de lecture mais quelquefois, je perdais le fil. Manque de concentration ? Manque de connaissances pour tout comprendre ? Je ne sais pas quelle est la raison mais ça m'a un peu gênée. En tous cas, j'ai très envie de lire des poèmes de Pablo Neruda après avoir découvert une facette de l'homme au prix nobel.

Lu pour mon challenge de printemps

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28 février 2008

Gourmandises...

FRANÇOISE MOREAU, DES GOURMANDISES SUR L'ÉTAGÈRE, L'escarbille, 44 pages, 2002. Genre : Une famille séparée, la cuisine pour adoucir la vie.

gourmandises_sur_l__tag_reCe petit récit ne bousculera pas trop longtemps vos projets de lectures et autres PAL vacillantes (applaudissement pour l'heureuse championne toute catégorie Fashion!!). Alors précipitez-vous dessus car en moins d'une heure, vous vous offrez un moment délicieux d'écriture.
    Odilon et Marie-Gabrielle sont aussi ronds que leur coeur est grand, aussi heureux qu'ils sont ronds, c'est dire s'il sont heureux et beaux. Sous cette apparence trompeuse, une blessure se cache. Leur fille adorée, Berthe, refuse de manger du jour au lendemain et devient plus fine qu'une brindille, refusant d'avaler quasiment n'importe quel aliment. Elle s'en va très vite de chez elle, sans revenir vers ses parents. Jamais. Seules quelques lettres donnent de ses nouvelles de temps en temps. Pour contrer la tristesse, le manque, l'absence, l'inquiétude et l'incompréhension, Marie-Gabrielle cuisine des gâteaux divins qu'elle offre aux gens autour d'elle : "des douceurs pour apaiser les manques,  pour souligner le bonheur, pour épicer l'ennui".  Une phrase très belle sur le réconfort dont nous avons tous besoin quand ça ne va pas.  Odilon et Marie-Gabrielle envoie à leur  fille un gâteau à chaque lettre. Ils ne le savent pas mais ce geste a beaucoup de conséquences.
     Je me suis délectée avec ce petit récit tout en rondeur, en douceur et en gourmandise. Les personnages sont très attachants, l'histoire est jolie et la plume de Françoise Moreau délicieuse. A lire absolument !!! Et j'irai voir les autres oeuvres de cette auteure, notamment ce qu'elle a publié chez Diabase, une petite maison d'éditions basée à quelques kilomètres de chez moi

Lu pour le challenge de printemps

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27 février 2008

La moisson du mois de mars...

    La moisson du mois de mars pour le prix polar du livre de poche est arrivée aujourd'hui. Elle semble prometteuse mais attendons la lecture pour en savoir plus...

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Petit apparté : je trouve que les couvertures du livre de poche sont de mieux en mieux

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Un auteur iranien...

ZOYA PIRZAD, COMME TOUS LES APRÈS-MIDI, Zulma, 150 pages, 2007. Genre : des portraits de femmes en nouvelles.

     comme_tous_les_apr_s_midiEnfin j'ai pu découvrir cet auteur que je reluque (oui, oui, je reluque les livres et j'en suis fière) depuis longtemps. En attendant que son dernier paru chez Zulma, On s'y fera, soit disponible à la bibliothèque, je me suis dit que commencer par lire ses nouvelles serait une bonne façon de faire connaissance, un peu à la manière d'un célèbre bloggeur breton, Yvon.
    Je ne détaillerai pas le contenu de chaque nouvelle car elles sont très nombreuses mais elle parle toutes d'une femme que l'on suit dans son quotidien pendant quelques lignes. La relation avec le mari, les enfants, la gestion du foyer, les surprises de la vie et d'autres choses encore sont approchés par la nouvelliste. Zoya Pirzad a une écriture très fluide, très sensible qui nous fait rentrer dans l'intimité de ces femmes immédiatement. J'aurais bien pris le thé avec quelques unes.
    Vivement que son roman soit disponible car j'ai hâte de m'y plonger pour retrouver l'écriture de l'iranienne et son univers.

Lu pour mon challenge de printemps

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26 février 2008

2ème polar du livre de poche

ARNAUD DELALANDE, LE PIEGE DE DANTE, Le livre de poche, 534 pages, 2008. Genre : un thriller politique à Venise au 18ème siècle.

     Ma mission de juréele_pi_ge_de_dante pour ce mois de février est terminée. J'ai voté entre les deux livres, un peu à défaut c'est vrai. Je devrais recevoir les trois livres du mois de mars cette semaine. J'espère qu'ils me plairont plus.
    Un meurtre atroce vient d'être commis dans un théâtre à Venise. Marcello Torretone, comédien, est retrouvé crucifié avec des vers (de la poésie bien sûr) sur la poitrine. Pour mener l'enquête, le doge de Venise autorise Emilio Vindicati à sortir de prison Pietro Viravolta, dit "l'orchidée noire", aventurier séducteur, ami de Casanova. Il part à la rencontre des personnages semblant impliqués et un autre meurtre est commis, tout aussi affreux. Et là, le début de la vérité se fait jour. Les vers retrouvés sur chaque corps ou à côtés proviennent de la Divine comédie de Dante et les meurtres reproduisent les neufs cercles des enfers. Deux ont déjà eu lieu, il en reste sept à déjouer. Le temps presse et Venise bascule.
    Racontée comme ça, l'histoire donne envie de plonger à deux pieds dedans. Et honnêtement, l'intrigue ne déçoit pas, si ce n'est le dénouement auquel on s'attend. Pietro Viravolta est un héros séducteur, intelligent, bagarreur et doué, les autres ont tous des caractères bien établis. Et Venise est bien là, toujours envoûtante. Mais quelques longueurs se font sentir et le début démarre lentement. On sent que l'auteur est passionné par cette ville et veut nous la faire aimer. Mais certaines descriptions nuisent au rythme et certains personnages sont développés au-delà de l'utile. j'avoue que quelquefois mon esprit a vagabondé un peu loin de l'histoire le temps que l'intrigue et l'action reviennent. Un avis positif tout de même mais pas complètement convaincue...

Lu pour mon challenge de printemps et pour le jury du livre de poche

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25 février 2008

Un polar pas comme les autres...

DONALD WESTLAKE, JIMMY THE KID, Rivages noir, 230 pages, 2005 (pour la version poche française. Traduction : Patrick Floersheim. Genre : un kidnapping peut-il être parfait ?

    jimmy_the_kidCe polar m'a été offert par Anjelica dans le Swap noir c'est noir (merci encore). Je voulais découvrir cet auteur dont j'avais entendu du bien et comme il est édité chez Rivages noir, il n'y avait pas d'hésitation à avoir car il y a rarement des fautes de goûts chez eux.
    Petite précision, j'ai décidé de préciser maintenant le nom du traducteur car ils sont pour beaucoup dans le fait d'aimer un livre ou pas. Je n'aurai pas dû les oublier si longtemps.
    Dortmunder est un voleur de petite envergure qui ne brille pas dans sa discipline. Il est entouré d'autres "bras cassés" comme lui, dont Andy Kelp qu'il accuse de toujours faire foirer. Il arrive avec une nouvelle idée sortie tout droit de l'imagination d'un auteur, Richard Stark (l'autre nom sous lequel écrit Donald Westlake). Dans un de ces livres, il décrit le kidnapping parfait, sans blessés, sans être arrêtés. Obnubilé par cette histoire, Kelp veut la reproduire mot pour mot avec l'équipe habituelle. Puisqu'elle a marché dans le livre, elle marchera forcément dans la vie si la méthode est appliquée à la lettre. Sauf que la vie c'est pas un roman et que des paramètres extérieurs entrent en jeu, comme la personnalité du kidnappé, Jimmy Harrington.
    Vous l'aurez compris, rien ne se passe comme prévu. Pour notre plus grand bonheur d'ailleurs car Donald Westlake nous livre un certain nombre de scènes cocasses dans lesquelles cette belle bande de loosers devient attachante. On rit de leur maladresse, l'intelligence du gamin impressionne et on espère que tout ce petit monde va s'en sortir sans encombre. A découvrir ! Je me mets de suite à la recherche d'autres polars de Westlake à ma bibliothèque municipale préférée (par défaut car je n'ai pas le choix, il n'y en a qu'une).

Lu pour mon challenge de printemps qui a pris un peu de retard pendant cette pause mais je ne désespère pas.

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15 février 2008

Un chouette week-end en vue...

    Voici venu le temps d'un petite pause de quelques jours pour aller voir un petit bout de chou qui vient de naître et profiter de mon frère et de sa compagne...
Quelques jours au soleil, à la mer !!!

Bon week-end à tous !!!

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Vive la littérature jeunesse !!!

JEAN-CLAUDE MOURLEVAT, LE COMBAT D'HIVER, Gallimard jeunesse, 331 pages, 2006. Genre : une grande aventure humaine.

 combat_d_hiverDepuis que le temps que j'avais envie de voir ce qui se cachait dans la tête de cet auteur, je ne regrette pas ma patience.
    Helen et Milena sont internes. Elles visitent leurs consoleuses quand elles ont besoin de réconfort et essaient tant bien que mal de se faire à la vie de cet internat où le moindre écart amène un autre élève à être puni à votre place. Elles rencontrent un soir Milos et Bartoloméo en allant sur la colline des consoleuses. Deux d'entre eux s'enfuiront précipitant le destin des deux autres et changeant à jamais la vie de cet endroit. Pendant ce temps, la Phalange continue à faire régner la terreur à l'aide de leurs hommes chiens. Mais où sont passés les résistants ? Quels sont ces hommes-chevaux ? Les quatre ados ont-ils un rôle à jouer dans tout ça ?
    Jean-Claude Mourlevat recrée un monde et nous la bêtise, la méchanceté, la cruauté, l'inhumanité de certains. Il arrive à démonter les mécanismes qui font, qu'à un moment donné, on se soumet même si on n'est pas d'accord avec ce qui se passe. Du courage, se serrer les coudes, être ensemble et nombreux, croire en la réussite et en la justice de notre idéal : voilà un peu tout ce qu'on y trouve. Un bon moyen de décrire à des ados (et des adultes) aussi les ravages du silence et de la peur face à des hommes qui ont qu'un seul pouvoir pour maintenir la tension : effrayer les gens. Voici encore un livre qui m'a emportée et qui m'a beaucoup émue. Je me suis très vite attachée aux personnages (ça aide aussi quand l'un deux porte votre prénom) et j'ai suivi avec avidité et passion leurs péripéties. Quelques idées sont originales et bien traitées (les consoleuses, les hommes-chiens, la voix d'or) et tous les symboles nous font entrer pleinement dans l'histoire en deux coups de cuillères à pot...
    A lire et relire absolument !!!
C'est sûr, je me l'achèterai plus tard car il doit rejoindre ma bibliothèque...
    Bonne lecture !

Lu dans le cadre de mon challenge de printemps

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Posté par goelen à 10:29 - Littérature jeunesse - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 février 2008

Un soupçon de Bonnie and Clyde...

HERVE JAOUEN, LA MARIÉE ROUGE, Engrenage, 185 pages, 1979. Genre : un couple de provocateurs part en cavale.

   mari_e_rouge Je suis tombée sur ce livre par hasard sur un étal d'un bouquiniste juste après en avoir entendu parler par Yvon/Eireann lors de la rencontre des bloggeurs à Rennes. J'ai réussi à m'en emparer avant de me le faire chiper par Yvon qui adore ce bouquin (ouf, en plus il est épuisé à priori).
    Didier et Camille sont dans café et se lient avec trois gros bras du coin. Marie et Jean-Pierre se préparent à leur mariage qui a lieu dans la journée. Ganne, sous-directeur d'une banque, espère que sa milice (avec un autre nom car c'est illégal) va pouvoir fonctionner car il aime les armes et taper sur la gueule (excusez le langage mais c'est celui employé par le personnage) des "voyous" comme il dit. Tous ses personnages vont se croiser à un moment ou à un autre, pour le pire et tout ça dans un bon bain de violence et de sexe.
    En lisant ce livre, j'ai vraiment penser à Bonnie et Clyde ou Sailor et Lula, ces couples qui, pour vivre leur amour ou trouver leur liberté, deviennent des criminels plus ou moins violents et inhumains. Ici, Didier et Camille sont deux provocateurs qui vont un peu perdre le contrôle des choses et découvrir finalement l'autre, plus barré que ce qu'ils s'étaient imaginé. Les autres personnages sont ce qu'on appelle des dommages collatéraux. Certaines scènes sont à la limite de l'insoutenable dans les descriptions, notamment celle avec les mariés. La violence gratuite, sans raison si ce n'est pour combler son ennui (oui, je sais, moi non plus je ne comprends pas ce concept) est particulièrement bien dépeinte. Hervé Jaouen nous montre les dérapages inouïs de gens qui ne savent pas quoi faire du temps qu'il leur reste. Triste à pleurer, on s'insurge contre les méthodes, on tremble quand ils croisent de potentiels victimes (choisies au hasard évidemment). Cette Mariée rouge est donc un très bon polar mais faut s'accrocher à la lecture (on se demande même si on est pas un peu voyeuriste de continuer vu ce qu'il se passe, personnellement j'avais plutôt envie de voir les personnages s'en sortir sans trop de casse).
A lire mais peut-être pas avant de dormir...
Bons frissons !

Livre lu pour mon challenge de printemps

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Posté par goelen à 10:41 - Polar - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 février 2008

Le prix polar du livre de poche...

PATRICIA MACDONALD, LA FILLE SANS VISAGE, Le livre de poche, 347 pages, 2007. Genre : une sombre histoire de famille.

  fille_sans_visage  Voici la première lecture de février consacré au prix polar du livre de poche. Une autre viendra avant le 29 février. Ne connaissant pas Patricia Macdonald, je partais avec un à priori positif, d'autant que la quatrième de couverture était alléchante.
    Le docteur Avery est accusé du meurtre de sa femme. Il est condamné à la prison et obtient au bout de 15 une libération sur parole. Seule sa fille et le médecin de la prison le croit innocent et le soutiennent. Ses deux fils lui ont tourné le dos il y a longtemps. Une famille déchirée qui doit faire face à un nouveau meurtre.
    Ce livre a été une vraie déception. Sur un sujet aussi commun (il y a quand même beaucoup de films et de livres avec le même point de départ), aucune originalité ne vient rompre les clichés du genre. Autant le dire, je n'ai vraiment pas aimé. Le seul point positif, c'est que cette histoire se lit très vite mais ne cherchez pas de suspens (en tout cas, je ne l'ai pas vu). Je n'ai jamais tremblé en lisant ce thriller. Et j'ai même été très agacé par bon nombre de personnages.  Surtout l'héroïne que je ne trouve pas cohérente dans ses sentiments.  Elle crie trop, elle pleure trop, bref une hystérique qui a des allures d'ados de temps en temps (elle est censée avoir la trentaine) et qui comprend tout d'un coup alors qu'à la page d'avant elle était paumée. Le frère, Patrick, est buté et le reste devant l'évidence (pas très crédible tout ça), l'autre frère, Jimmy, montre tout de suite qu'il n'a pas tout dit. Quand au coupable, on le trouve peut-être pas dès le début mais on a compris bien avant la fin. Je suis rarement catégorique sur un livre mais j'ai vraiment eu l'impression d'être devant un mauvais téléfilm. bref, cette lecture n'est pas essentielle et peut être évitée. En plus, je n'ai pas bien compris le rapport avec le titre. Un autre polar de l'auteur se trouve dans ma bibliothèque (je ne sais plus comment). Je le lirai pour voir si c'est juste cette histoire ou le style de l'auteur qui ne me convient pas.
Bonne lecture (mais sur un autre livre) !!

Livre lu dans le cadre de mon challenge de printemps

Posté par goelen à 09:45 - Polar - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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