04 mars 2008
Je suis en retard...
JEAN TEULÉ, JE, FRANCOIS VILLON, Julliard, 416 pages, 2006. Genre : biographie romancée de François Villon.
Je suis en retard car je devais présenter ce livre samedi pour le club de lecture des bloggueuses. Mais voilà, disponible tout le temps pendant un mois et demi, il disparaît au moment où je veux l'emprunter. Je ne me ferai plus avoir quitte à le lire trop tôt.
François Villon raconte sa vie à la première personne du singulier dans ce roman. Depuis son enfance, où il voit mourir ses parents pour des motifs fallacieux jusqu'à sa disparition en 1463, où il quitte Paris après en avoir été banni. Le moins qu'on puisse dire c'est que François n'est pas un enfant de choeur. Rien ne l'arrête pour être libre et profiter de chaque moment. Vol, meurtre, carnage, agressions. Il a tout essayé, sans plus de remords que ça. Derrière ses actes, se dessine un personnage infâme, détestable qu'on a du mal à associer à sa poésie, dont les vers sont beaux.
Jean Teulé ne cherche pas à nous faire aimer François Villon, difficile d'y arriver d'ailleurs. Il nous présente la légende Villon telle qu'elle nous ait parvenu. De nombreux éléments sont vrais, d'autres sont supposés. Car Villon c'était ça aussi. A force de se mettre en avant et de raconter tout et n'importe quoi sur lui de son vivant, on ne sait plus ce qui tient de la véracité et ce qui tient de la légende. Car finalement, tout est plausible. Tout ce que Jean Teulé raconte avec brio (car il en faut pour nous faire tourner les pages malgré toutes ses horreurs décrites) paraît pouvoir avoir été vécu par François Villon. Parce qu'il a été ignoble bien des fois. Parce qu'il appartient complètement à son époque où la vie importe peu car de toute façon on ne vit pas longtemps et qu'elle est trop misérable pour la regretter. J'ai aimé cette lecture car elle m'a replongé dans cette langue et ce monde parisien que j'ai eu l'occasion d'étudier pendant mes études pour un mémoire sur un genre théâtral. L'horreur était le quotidien de cette époque-là, la vie peu respectée. Je n'ai pas réussi à m'attacher au personnage principal (comment le pourrait-on vu son ignominie) mais j'ai apprécié en connaître un peu plus sur lui, sa vie, le lien avec sa poésie. Une lecture intéressante mais difficilement soutenable pour certains passages.
Je relirai du Jean Teulé, ça c'est sûr.
Bonne lecture!
Et pour le premier mai, la lecture du club de lecture est Pauline d'Alexandre Dumas, une bonne occasion de découvrir cet auteur...![]()
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