CORMAC MC CARTHY, LA ROUTE, Éditions de l'Olivier, 245 pages, 2008. Traduit par François Hirsch. Genre : il faut survivre.

 Annoncéla_route comme "le" roman de la rentrée 2008 (et oui, il y a deux rentrées littéraires dans l'année maintenant), deux personnes m'ont donné envie de le découvrir. Le journaliste Ali Badou et Amanda.
    L'homme et le petit (on n'en saura pas plus sur leur identité) marche sans relâche sur la route pour aller dans le sud. Ils marchent au milieu des décombres, des cendres, des objets brûlés, des cadavres, de la mort. Ils ont mis leurs affaires dans un caddie (de quoi manger, boire et se réchauffer plus ou moins) et surveillent constamment les alentours. Ils ont un révolver avec une seule balle dont on apprendra bientôt à quoi elle doit servir. Ils dorment toujours loin de la route pour ne pas être vu. Car dans ce monde en sursis, on ne sait jamais si les silhouettes aperçues au loin sont des gentils ou des méchants comme les appelle le petit. Ils veulent s'en sortir mais pour aller où, pour faire quoi ?
    J'ai plongé dans ce roman en apnée, sans pouvoir respirer pendant toutes ces pages. Le début fut difficile, une impression d'étouffer, de perdre son souffle, de ne pouvoir s'en remettre. Et puis, une légère respiration intervient qui permet de revenir à la vie et de finir le roman un peu plus proche de la surface de l'eau. Cormac Mc Carthy m'a estomaqué par la puissance de son évocation de l'apocalypse, de la transformation de l'homme dans la survie. On ne la regarde pas de loin, on est dedans, jusqu'au cou dans cette histoire jusqu'à la fin.  Et jusqu'au bout, je me suis demandé ce que je ferai dans ce cas-là. Est-ce-que je lutterai comme cet homme qui ne le fait que pour son fils qui croit encore que quelque chose de bon peut exister ? Est-ce-que j'aurais abandonner depuis longtemps ? Je ne sais pas et ne veut pas le savoir.                Peut-être qu'après ce que je viens d'en dire, vous n'aurez pas envie d'essayer cette lecture mais ne passez pas à côté de cette histoire bouleversante et de cet auteur.  C'est une claque, mais méritée. Un coup de chapeau à l'auteur bien sûr mais aussi au traducteur.
A lire absolument !!

Merci beaucoup à Amanda pour le prêt !!

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