VALÉRIE BORONAD, LES CONSTELLATIONS DU HASARD, Belfond, 184 pages, 2008. Genre : rencontres littéraires avec Paul Auster.

     les_constellations_du_hasardClarabel m'avait prévenue. Pas besoin de connaître tout Paul Auster pour lire ce roman. Il est le prétexte à l'histoire.

    Luc Kervalec, jeune écrivain et fan incontesté de Paul Auster, débarque à New-York dans l'espoir de rencontrer son idole, de lui faire lire son manuscrit pour que le grand monsieur consente à l'aider à se faire publier. Mais à peine arrivé, logé chez un vieillard grâce à un ami, il se fait voler son manuscrit et sombre dans le désespoir. Seul son propriétaire, Alejandro Asturias, le sort de son état. Il devient les mains pour retranscrire la poésie de cet andalou et découvre la beauté de ses mots.

    Ce roman était très prometteur. J'aimai bien le principe de la rencontre entre écrivains qui permet au tout jeune de réaliser ce que signifie écrire pour lui et qui se révèle volontaire et prêt à tout pour faire ce qui lui semble juste (rien de crapuleux, je vous rassure). Sauf que le plaisir simple que j'ai pris au début a été complètement gâché par la fin. Je passe sur des invraisemblances (comme considérer des vagabonds comme des amis après seulement une rencontre) pour aller à l'essentiel. Je sais que c'est une fiction mais un minimum de crédibilité à l'histoire est nécessaire. Et là, on n'y est pas du tout. La fin est ridicule je trouve car beaucoup trop "happy end" et absolument pas crédible. Car la rencontre est improbable, le coup du chien complètement pas réaliste et j'en passe. Non pas que je doute de la gentillesse de Paul Auster mais là, l'auteur en a trop fait. C'est dommage car j'ai vraiment apprécié le début.

    Bonne lecture !

Merci à Clarabel pour le prêt...