MELVIN BURGESS, JUNK, Scripto, 344 pages, 1998. Traduit par Laëtitia Devaux. Genre : tout est dans le titre.

     junkIl y a des livres qui vous mettent une claque douloureuse mais nécessaire.

    Nico est mal entouré et mal aimé : des parents alcooliques et un père violent. Il décide de fuir tout ça à 14h ans et se retrouve sans abri. Une rencontre lui fait découvrir l'univers des squats. Sa copine, Gemma, le rejoint. Elle n'a pas de problèmes particuliers, juste une envie de liberté. Petit à petit, ils sont pris dans l'engrenage de la drogue sans en avoir conscience.

    "Je pense qu'il est préférable que les jeunes n'entendent pas parler de la drogue pour la première fois le jour où quelqu'un essaiera de leur en vendre", Melvin Burgess. Toute la nécessité de faire lire ce livre aux ados est dans cette phrase. C'est une lecture difficile à cause de l'univers dans lequel on est plongé. Mais c'est aussi un roman sur la difficulté d'être adolescent. Un roman polyphonique, comme je les aime. Une lecture qui me hante encore, primées de nombreuses fois. Un ton juste, cru, fort et réaliste. La drogue dans toute son horreur, dans toute sa vérité. Comme dans "Requiem for a dream". Je ne l'ai vu qu'une fois mais je n'ai pas pu oublier certaine images. Ce livre me fait le même effet. A lire, très vite!

    Merci aux Raffs pour le cadeau!

    L'avis de Mélanie.

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