26 mars 2008
Abandon...
RUTH RENDELL, LA TREIZIÈME MARCHE, Le livre de poche, 440 pages, 2008. Genre : pas un polar en tous cas. Traduit par Johan-Frédérik Hel Guedj.
J'ai essayé, je vous assure, j'ai vraiment essayé. Je suis allée jusqu'au 14ème chapitre, environ 200 pages. Mais il m'est impossible d'aller plus loin. Franchement, un roman qui est censé être un polar, retenu dans une sélection pour obtenir un prix, d'un auteur qui est considéré comme très grand auteur de polar, je ne m'attendais pas à ça.
Rien, il n'y a rien qui m'est donné envie de persévérer, si ce n'est de faire correctement mon devoir de jurée. Un personnage principal, Mix, dont on suit l'évolution des pensées, obsédés par un célèbre sérial-killer. Il vit chez une vieille dame qui ne fait que lire, seul lire l'intéresse (même cet élément ne m'a pas donné envie de poursuivre, c'est dire...). Un chat qui apparaît régulièrement, on sait que quelque chose se joue mais on s'en fiche. Un soi-disant fantôme qui perturbe Mix mais on n'a même pas envie de savoir pourquoi ou ce qui se cache derrière.
Bref, absolument aucun intérêt pour moi. Peut-être certains d'entre vous accrocheront ou ont accroché (dites moi pourquoi, ça m'intéresse vraiment). En tous cas, parmi les jurés du prix polar du livre de poche, il a plutôt fait l'unanimité vis-à-vis de cette question : mais pourquoi a-t-il été sélectionné ???
Bonne lecture (mais pas avec ce titre-là) !!
11 janvier 2008
Le premier abandon de l'année... Déjà ?
MARISHA PESSL, LA PHYSIQUE DES CATASTROPHES, Gallimard, 2007, 610 pages. Genre : la dernière coqueluche new-yorkaise qui écrit.
J'avais repéré ce titre dans la multitude des sorties de la rentrée suite à un article dans le magazine Lire. Le sujet avait de quoi me plaire. Une adolescente, prénommée Bleue, se déplace de ville en ville au gré des postes de son père, professeur à l'université et meilleur attrapeur au monde de sauterelles (le sobriquet employé par Bleue pour désigner les copines successives de son père) depuis la mort de sa mère. Sa dernière année de lycée, elle la passe dans une petite ville et se met à fréquenter le cercle des 5 jeunes "branchés", complètement fascinés par une de leurs profs Hannah Schneider. Celle-ci est retrouvé pendu un jour et ils veulent savoir ce qui s'est passé.
Dit comme ça, l'histoire peut-être alléchante. Seulement, depuis le début de ma lecture, je n'ai qu'une envie le refermer. Mais j'ai résisté jusqu'à la 200ème page, pour lui laisser sa chance. Sauf que overdose du style de la jeune femme. Je n'ai pas réussi à déterminer si elle voulait vraiment nous en mettre plein la vue avec toutes ses références (je ne parle pas des titres de chapitre qui sont plutôt bien vu dans ce que j'ai pu voir) mais de cette incroyable manie qu'elle a de citer les références d'un bouquin à tout bout de champ. Et il y a beaucoup d'occasion quand on est une brillante étudiante et que c'est son père l'est aussi. Sans compter que la dame new-yorkaise est une fana absolue des métaphores et comparaisons à tiroir. Du coup, j'étouffais un peu au milieu de cette surenchère. Alors je sais que le livre est à la première personne du singulier et qu'on est censé lire les écrits de Bleue justement. Mais trop c'est trop. La lecture est un plaisir pour moi alors si ça devient le parcours du combattant entre toutes les digressions, parenthèses et comparaisons tellement longues qu'on ne sait plus ce qui est comparé, je passe mon tour. Je trouve son style un peu trop lourd et surtout trop mécanique, comme si elle écrivait comme il faut écrire. Bref, je trouve que ça manque d'âme et de chaleur.
Je ne sais pas si vous l'avez lu. Le seuls avis que j'ai trouvé ça et là sont plutôt mitigés. J'aimerai bien avoir votre opinion sur ce livre. Est-ce une arnaque due à la foisonnante publicité de Gallimard (elle a pourtant reçu de nombreux prix dans son pays) ou est-ce moi qui n'ait pas su voir ce qui se cachait derrière ?
