15 décembre 2008
Une adaptation réussie...
JOANN SFAR, LE PETIT PRINCE, Gallimard, 110 pages, 2008. Genre : l'adaptation en bulles du roman de Saint-ExupérySaint-Exupéry.
C'est une oeuvre de commande pour la collection "Fétiche" de Gallimard, qui fait illustrer des romans bien connus par des grands noms de la bd.
Et qui d'autre que Joann Sfar pouvait si bien illustrer Le Petit Prince" ? Et pourtant je suis une inconditionnelle des dessins de St Exupéry. Mais les yeux de petit prince façon Sfar sont exactement ce qui convient à ce personnage. L'univers de Sfar s'adapte parfaitement à celui de St Exupéry. Ce n'est pas une hérésie mais un bel hommage. Une bonne façon de redécouvrir autrement le roman. Cette bd m'a beaucoup touchée par la combinaison du trait de Sfar et la poésie des mots de St Exupéry.
Bonnes bulles!
10 décembre 2008
Un petit moment rigolo...
DOMINIQUE ROQUES ET ALEXIS DORMAL, PICO BOGUE LA VIE ET MOI, Dargaud, 48 pages, 2008. Genre : les aventure hilarantes d'un petit garçon.
Cette bande dessinée m'a été mise, de force, entre les mains par mon cher frère. Depuis, je l'ai acheté et je l'ai faite dédicacée.
Pico Bogue a les cheveux en bataille, un t-shirt rouge, des parents quelques fois à côté de la plaque et une petite soeur qu'il adore (mais il ne faut pas le dire).
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas autant ricané en lisant une bande dessinée. Ces petites historiettes m'ont complètement conquise et la deuxième lecture m'a laissé aussi hilare que la première (la troisième aussi pour tout vous dire). Ce petit garçon très malin et sa petite soeur ont une vision du monde qui me plaît bien. Sans parler du dessin tout en aquarelle qui est simplement très beau (vous verriez cette dédicace!). Jetez-vous dessus, c'est bon pour le moral!
Bonnes bulles...
06 novembre 2008
Une initiation au vin...
TADASHI AGI ET SHU OKIMOTO, LES GOUTTES DE DIEU, Glénat. Traduit par Anne-Sophie Thévenon. Genre : un cours d'oenologie en manga!
Ce titre me faisait de l'oeil depuis un moment. Et j'ai fait l'erreur du débutant : commencer la série avant de connaître le nombre de tomes! Une chose est sûre, mon amoureux et moi (il suit aussi la série) avons de quoi se faire des cadeaux pendant un moment puisqu'une vingtaine de tomes est annoncée... Pauvre de nous!
ShizukuShizuku Kanzaki est le fils du célèbre oenologue Yutaka Kanzaki. En réaction à celui-ci, il n'a jamais bu une goutte de vin et n'y connaît rien. A la mort de son père, il va se retrouver en compétition avec un oenologue réputé. Le meilleur des deux aura l'héritage inestimable de Kanzaki, sa cave. Aidé d'une apprentie sommelière, ShizukuShizuku commence sa quête pour découvrir l'identité des douze vins du testament de son père (les apôtres) et les fameuses gouttes de Dieu.
Voilà une façon simple et ludique d'en apprendre un peu plus sur le monde compliqué de l'oenologie. Le dessin est assez classique, les dialogues parfois un peu longs mais j'avoue que j'aime beaucoup ce manga qui met le vin à la bouche à chaque page et me permet de comprendre un peu mieux ce qu'est la robe, le mariage et autres termes spécifiques. Je ne boirai probablement jamais la majorité des vins dont il est question (les prix sont indécents) mais maintenant, je sais que face à un mouton-rotschildmouton-rotschild de 1982 ou une romanée-contiromanée-conti, j'aurai conscience d'être devant de l'exceptionnel.
A déguster avec un verre de rouge à proximité (avec le blanc, ça marche aussi)!
Bonnes bulles...
04 octobre 2008
Un événement bd...
DESBERG, GRIFFO, MOUNIER, EMPIRE USA, Dargaud, tomes 1 et 2, 2008. Genre : une guerre contre le terrorisme.
Si vous n'avez pas encore entendu parler de cette bande-dessinée, gros projet pour Dargaud, c'est que vous avez évité les rayons bd et la presse spécialisée consciencieusement. Le concept ? Une histoire en 6 tomes qui paraît entre septembre et décembre 2008 (pas besoin d'attendre des mois, voire des années pour savoir la fin), un même scénariste pour 6 dessinateurs différents.
Le premier tome plante le décor. Une attaque chimique va avoir lieu dans quelques heures à San Francisco. Des centaines de milliers de morts, élections présidentielles annulées, l'Amérique prend peur et mène une lutte sans merci contre les terroristes, quitte à attaquer ses alliés de toujours. Pour éviter le pire, un homme, Jared, peut tout arrêter avant la catastrophe. Il sait tout sauf qu'il n'a qu'une envie, mourir. Va-t-il appuyer sur la gâchette et se tuer? Pourquoi en est-il arriver là? L'attaque terroriste va-t-elle avoir lieu ?
Je ne vous donnerai pas plus de détails pour ne pas gâcher le suspens. Sans surprise, j'ai bien aimé ces deux tomes. Je suis friande des histoires de terrorisme, de héros détruit mais qui peut tout changer, sûrement la faute à Jack Bauer... Le scénario est bien ficelé, les personnages se dévoilent petit à petit et la fin donne irrésistiblement envie d'avoir le tome suivant dans les mains. Quant aux dessins, ils sont très réalistes, les couleurs sombres, froides et les styles différents des dessinateurs successifs ne gâchent rien. Bref, C'est plutôt bien fait. Attendons de voir si la suite est aussi prometteuse. Pour en savoir plus ou gagner les bds, allez là ou là. Et pour les curieux, rendez-vous au salon du livre du Mans qui aura lieu du 10 au 12 octobre prochain. Une rencontre avec les auteurs et le tome 3 seront en exclusivité au théâtre municipal, organisée par l'excellente librairie mancelle "Bulle", spécialiste de la bande-dessinée. A ne pas louper puisqu'il y aura aussi Emile Bravo et Yoann (les auteurs de Spirou).
Bonnes bulles!!
Merci à Dargaud de m'avoir fait découvrir ces bd.![]()
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03 juin 2008
Un peu de folklore japonais...
SHIGERU MIZUKI, NONNONBÂ, Éditions Cornélius, 420 pages, 2006. Traduit par Patrick Honnoré. Genre : un peu de tout ce qu'on aime de la culture japonaise.
J'étais passée à côté au moment de sa sortie mais comme je ne résiste pas aux romans graphiques japonais dans le sens de lecture original, je l'ai emprunté à ma bibliothèque.
Nonnonbâ est une petite vieille qui vivote grâce à la solidarité et à la charité des gens. Elle se lie avec un petit garçon nommé Shigeru qui vit entre ses deux parents et ses deux frères dans le Japon des années 30 : une mère fière de ses origines, un père irresponsable mais attachant, un grand frère qui s'intéresse aux filles et un petit frère qui n'y prête pas encore attention. La vie de Shigeru s'écoule au rythme de l'école qu'il n'aime pas trop, au jeu de la guerre qui le passionne avec ses amis, aux histoires de Nonnonbâ qui connaît le folklore comme personne d'autres et à ses rencontres avec les Yokai, petits êtres maléfiques et les tanukis beaucoup plus pacifiques.
Cette bande-dessinée nous fait naviguer dans l'univers de Myazaki, de Takahata (Pompoko) et du Japon des années 30 embrouillé dans ses incompatibilités avec le reste du monde. Forcément, j'ai aimé et j'ai passé un très bon moment avec Shigeru qui grandit petit à petit en apprenant que la vie n'est pas toujours ce que l'on attend. Ces personnages sont très attachants dans leurs faiblesses et leur richesse. A découvrir si vous aimez l'univers dont je viens de vous parler.
Bonnes bulles!
24 mai 2008
"Un couple discordant"
FREDERIK PEETERS, PILULES BLEUES, Atrabile, 190 pages, 2001. Genre : comment vivre qu'on est séropositif ?
Mon frère m'a conseillé depuis longtemps de lire cette bande dessinée. Il était temps que je m'y mette, il avait raison, comme souvent quand il s'agit de bd.
Fred revient sur sa rencontre avec Cati, ce qui l'a fait craquer dès le début. Elle est prise, lui non. Plus tard, le hasard les remet l'un en face de l'autre, Cati avec un enfant sous le bras, divorcée. Séropositif. Son fils aussi. L'amour est là, Fred et Cati foncent mais pour quoi ?
J'ai beaucoup aimé cette histoire d'amour qui se construit malgré la séropositivité de Cati et de son fils. On suit les interrogations, les peurs, les doutes, la colère aussi de ces deux personnages. On se doute que l'auteur raconte ce qu'il a vécu. Il parle de ce que souvent l'on tait au sujet de cette maladie. Quelle sexualité est possible pour les séropositifs ? Comment cela se vit au quotidien ? Frederik Peeters nous emmène dans ce cheminement sans larmes inutiles, sans pathos ridicule mais avec douceur, justesse et beaucoup de tendresse. Leur histoire d'amour est magnifique, pas à cause de la maladie mais malgré elle. Une jolie façon de dire qu'être séropositif n'empêche de vire et d'être heureux, tout simplement, malgré les difficultés.
Bonnes bulles!
20 mai 2008
"Le Dieu du manga"...
OSAMU TEZUKA, MW, Éditions Tonkam, 3 tomes de 200 pages environ, 2004. Traduit par Jacques Lalloz. Genre : la science prime-t-elle toujours sur tout ?
Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de manga. Celui-ci traînait sur mes étagères, oublié alors qu'il a été écrit et dessiné par celui qui est considéré au Japon comme "le Dieu du manga". Vaste programme !
Michio Yuki est un simple employé de banque qui cache soigneusement sa face sombre. Criminel endurci et convaincu, il est lié au père Garai (à qui il se confesse après chaque méfait) à cause d'une histoire vieille de 15 ans. Que s'est-il passé sur cette île où ils se sont connus. Pourquoi Yuki est-il si cruel et en même temps si fascinant ? Quel est son but ?
MW se lit très vite car Tezuka sait distillé les ingrédients petit à petit pour nous tenir bien accroché. C'est un manga très réussi qui brasse plusieurs thèmes : les pouvoirs destructeurs que la science peut avoir quand elle est mal utilisée, le rôle du prêtre et de la confession (doit-il toujours respecté son serment ou doit-il l'enfreindre dans des circonstances exceptionnelles ?), la fascination que certains criminels exercent sur les autres... Tout y est et le bonus, c'est qu'on n'est pas obligé d'attendre pour avoir la suite car il n'y a que trois tomes (et ça fait du bien de se dire que l'auteur sait s'arrêter...). Je vous le recommande fortement !
Bonnes bulles!
08 avril 2008
Jeanne Picquigny...
FRED BERNARD, LA TENDRESSE DES CROCODILES, Seuil, 174 pages, 2003. Genre : une aventure africaine.
Jeanne Picquigny est une héroïne de bd dont je vous avais déjà parlé un peu là. Elle est la grand-mère de Lily Love Peacock mais pas seulement, une vie incroyable aussi que Fred Bernard nous raconte ici et dans une autre.
Jeanne Picquigny grandit un peu toutes seule car son père part de longs mois en expédition en Afrique pour mieux connaître la faune et la flore. L'Afrique la fait rêver. Vers 20 ans, elle projette de se marier avec un notaire, Léon. Mais son père disparaît au cours d'une mission. Jeanne décide alors d'aller à sa recherche pour le retrouver avant de se marier. Son futur mari paie tous les frais et la laisse partir légèrement inquiet.
J'ai lu cette aventure sans déplaisir mais j'ai été un peu agacée par les hallucinations de Jeanne que je n'ai pas bien compris. Je ne sais pas trop ce qu'elles font là. J'ai, de loin, préféré les tribulations de la petite fille Lily à celles de la grand-mère car elle me paraît moins cohérente sur plusieurs points. Ceci dit, la suite existe et je la lirai sûrement, pour fermer la boucle...
Bonnes bulles !
11 mars 2008
Quelques bd bis...
DUPUY-BERBERIAN ET JEAN-CLAUDE DENIS, UN PEU AVANT LA FORTUNE, Air libre Dupuis, 80 pages, 2008. Genre : est-on vraiment chanceux quand on gagne au loto ?
Dupuy-Berberian aux dessins (grand prix d'Angoulême cette année) et Jean-Claude Denis au scénario. Un cocktail attirant qui, en plus, m'a permis de découvrir une autre facette du travail de Denis dont j'avais apprécié le dessin ici mais moins l'histoire.
Etienne, était un détective privé avant de se faire licencier quelques mois auparavant. Il est séparé de Laëtitia qui lui manque beaucoup. Un jour, il gagne au loto. Il devient un peu parano et des choses étranges lui arrivent, se sent perdu avec tout cet argent alors qu'il veut juste retrouver Laëtitia. Il ne sait pas quoi faire. Son ancien collègue observe ses interrogations et en viennent à se disputer plus souvent, comment un effet secondaire et imprévisible de ce gain dans la vie d'Etienne.
L'argent fait-il le bonheur ? Toujours cette question à laquelle on répond souvent : non mais il y contribue grandement. Une chose est sûre, Etienne ne s'imaginait pas tout ce qui pouvait découler de cette chance d'avoir gagné. J'ai bien aimé les interrogations que peut provoquer un tel gain. On oscille entre l'envie de tout envoyer balader pour vivre dans le luxe et la raison qui nous fait dire mais "je n'ai pas besoin de tout ça". J'ai aussi suivi avec beaucoup d'attention les effets que cette nouvelle avait sur Franck et Lise les amis d'Etienne, qui hésite entre l'envie et la joie pour leur ami. Et puis, les dessins du célèbre et talentueux duo Dupuy-Berberian fonctionnent toujours aussi bien, accentués par les très belles couleurs de Ruby (et oui, il ne faut jamais oublier la personne qui met la couleur...). J'ai passé un très bon moment en lisant cette bd à défaut de vivre la même chose que lui (mais bon pour gagner, c'est comme tout, il faut commencer par jouer!).![]()
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SPRINGER, LES FUNÉRAILLES DE LUCE, Vents d'Ouest, 79 pages, 2008. Genre : qu'est-ce-que la mort pour une petite fille ?
Cette bd m'a beaucoup émue et a été un "choc" très positif.
Luce, une petite fille d'environ huit ans, passe quelques jours chez son grand-père à la campagne. Elle apprend à connaître les voisins, le rythme de la vie de ce petit village, les médisances aussi (surtout envers cette veuve qui "ose" parler à d'autres hommes...) et surtout la vie de ces personnes que l'ont dit âgées. Beaucoup se sentent seules et attendent avec impatience la visite de leurs enfants, unique petit coins de ciel bleu dans cette existence qui n'a plus trop de goût. C'est le cas de Simon, ce grand-père au béret bien vissé sur la tête qui reste triste et ne supporte plus la solitude. Luce remarque aussi cet homme qui se promène nu dans la foule et tenant un enfant par le bras, voilé portant une petite boîte sous le bras. Simon meurt après avoir avalé trop de médicaments. Et l'homme nu est toujours là.
Luce est à un âge où on a du mal à comprendre ce que signifie "disparaître" et "mourir". Elle va l'apprendre et le comprendre au cours de cette histoire. Le dessin de Springer et le noir et blanc exprime bien la menace qui plane au-dessus de ce village et de ses habitants. La mort rôde mais on ne sait jamais quand elle va frapper. Cette petite fille, intrigué par le personnage bizarre qui incarne la mort (vous l'aurez compris) mais apeuré par ces disparitions, m'a beaucoup touché. Sûrement aussi parce que c'est à peu près à son âge que j'ai réalisé ce que voulait vraiment dire "perdre quelqu'un". C'est une histoire très forte, très belle, une sorte de coup de poing bien placé mais qui ne fait pas mal (je ne sais pas si l'image est très bonne mais c'est celle qui me vient). A découvrir d'urgence!!!
10 mars 2008
Quelques bd...
JEAN-CLAUDE DENIS, LE SOMMEIL DE LÉO, Futuropolis, 94 pages, 2006. Genre : quand l'hypnose tourne mal...
Un petit tour chez Futuropolis est toujours bon à prendre. Mais j'ai moyennement été emballé par cette histoire d'hypnose. Heureusement, j'ai beaucoup apprécié les dessins.
Après une séance d'hypnose collective, Léo ne se réveille pas. Il devient très encombrant pour Melvin, un ancien copain de lycée qu'il vient juste de retrouver, jeune patron d'une boîte en plein essor qui ne peut se permettre de rater le contrat qui est en train de se jouer. Il a une assistante dévouée et amoureuse, Anita, qui supporte sa mauvaise humeur et sa complète indifférence sans broncher.
Les personnages m'ont un peu énervés à vrai dire. L'assistante complètement soumise à son patron, le patron mal embouché, tête à claque et très sûr de lui, et le "parasite" qui, évidemment, complique tout. Ce sont les dessins qui m'avaient attiré vers cette bd et c'est la seule chose que je retiendrais. J'irai voir ce que Jean-Claude Denis a fait d'autre car j'aime bien son coup de crayon.![]()
ZEINA ABIRACHED, MOURIR, PARTIR, REVENIR, LE JEU DES HIRONDELLES, Cambourakis, 186 pages, 2007. Genre : comment raconter la guerre en dessins.
Autant vous le dire, je suis impressionnée par le talent de cette jeune dessinatrice qui est née en 1981 et a donc deux ans de moins que moi (oups, une révélation involontaire...). La critique facile serait de la comparer à Marjane Satrapi (excusez du peu) mais si elles ont bien le talent, le noir et blanc et l'autobiographie en commun, ça s'arrête là.
Zeina nous raconte une journée dans son immeuble de Beyrouth, située sur une zone très dangereuse du front, visée par des snipers. Une seule pièce de l'appartement les met à l'abri, le couloir d'entrée car il n'a pas de fenêtres. Et comme l'appartement est au rez-de-chaussée, il reste le plus sûr de l'immeuble. Tous les voisins s'y retrouvent à chaque alerte en attendant que l'orage passe. Mais aujourd'hui, c'est différent. Les parents de Zeina et de son frère n'ont pas pu rentrés à temps. Ils sont coincés chez la grand-mère, dans une zone encore plus dangereuse. L'attente est longue, elle commence.
Zeina a très bien su rendre la tension et l'attente qui épuise. Celle pendant laquelle on se demande où la prochaine bombe va tomber, qui ne va pas avoir le temps de rejoindre l'abri, qui va mourir aujourd'hui... J'ai un peu frissonner en tournant les pages en me demandant ce que j'allais trouver à la prochaine page. Le noir et blanc fonctionne très bien (je suis un peu fan de ce style, j'avoue) et le trait tout en rondeur aussi. Ce sont une bd et une auteure de bd qui méritent d'être découverts...

