08 avril 2008
Jeanne Picquigny...
FRED BERNARD, LA TENDRESSE DES CROCODILES, Seuil, 174 pages, 2003. Genre : une aventure africaine.
Jeanne Picquigny est une héroïne de bd dont je vous avais déjà parlé un peu là. Elle est la grand-mère de Lily Love Peacock mais pas seulement, une vie incroyable aussi que Fred Bernard nous raconte ici et dans une autre.
Jeanne Picquigny grandit un peu toutes seule car son père part de longs mois en expédition en Afrique pour mieux connaître la faune et la flore. L'Afrique la fait rêver. Vers 20 ans, elle projette de se marier avec un notaire, Léon. Mais son père disparaît au cours d'une mission. Jeanne décide alors d'aller à sa recherche pour le retrouver avant de se marier. Son futur mari paie tous les frais et la laisse partir légèrement inquiet.
J'ai lu cette aventure sans déplaisir mais j'ai été un peu agacée par les hallucinations de Jeanne que je n'ai pas bien compris. Je ne sais pas trop ce qu'elles font là. J'ai, de loin, préféré les tribulations de la petite fille Lily à celles de la grand-mère car elle me paraît moins cohérente sur plusieurs points. Ceci dit, la suite existe et je la lirai sûrement, pour fermer la boucle...
Bonnes bulles !
04 avril 2008
Il a bon dos le hasard...
VALÉRIE BORONAD, LES CONSTELLATIONS DU HASARD, Belfond, 184 pages, 2008. Genre : rencontres littéraires avec Paul Auster.
Clarabel m'avait prévenue. Pas besoin de connaître tout Paul Auster pour lire ce roman. Il est le prétexte à l'histoire.
Luc Kervalec, jeune écrivain et fan incontesté de Paul Auster, débarque à New-York dans l'espoir de rencontrer son idole, de lui faire lire son manuscrit pour que le grand monsieur consente à l'aider à se faire publier. Mais à peine arrivé, logé chez un vieillard grâce à un ami, il se fait voler son manuscrit et sombre dans le désespoir. Seul son propriétaire, Alejandro Asturias, le sort de son état. Il devient les mains pour retranscrire la poésie de cet andalou et découvre la beauté de ses mots.
Ce roman était très prometteur. J'aimai bien le principe de la rencontre entre écrivains qui permet au tout jeune de réaliser ce que signifie écrire pour lui et qui se révèle volontaire et prêt à tout pour faire ce qui lui semble juste (rien de crapuleux, je vous rassure). Sauf que le plaisir simple que j'ai pris au début a été complètement gâché par la fin. Je passe sur des invraisemblances (comme considérer des vagabonds comme des amis après seulement une rencontre) pour aller à l'essentiel. Je sais que c'est une fiction mais un minimum de crédibilité à l'histoire est nécessaire. Et là, on n'y est pas du tout. La fin est ridicule je trouve car beaucoup trop "happy end" et absolument pas crédible. Car la rencontre est improbable, le coup du chien complètement pas réaliste et j'en passe. Non pas que je doute de la gentillesse de Paul Auster mais là, l'auteur en a trop fait. C'est dommage car j'ai vraiment apprécié le début.
Bonne lecture !
Merci à Clarabel pour le prêt...
03 avril 2008
Pour tous les jours de la semaine...
MAGALI DURU, LES BEAUX DIMANCHES, Quadrature, 135 pages, 2007. Genre : des petites nouvelles grinçantes.
Je me rends compte depuis quelques temps, que je suis de plus en plus sensible au recueil de nouvelles. Je préfère toujours les romans et suivre les personnages sur plusieurs chapitres mais j'aime l'immédiateté de la nouvelle, ça se passe maintenant et pas quatre pages plus loin.
Magali Duru publie son premier recueil, 11 nouvelles dont 10 primées. Beau score quand même, d'autant que la seule nouvelle non primée est celle que j'ai le moins aimé et pas comprise à vrai dire. Mais les autres ! Ces courts récits ont une grande force, en quelques mots tout est dit et bien dit. Des tranches de vies, tristes, pas très heureuses, traumatisantes. Les gens ne sont pas tous beaux dans ces récits, sauf ceux de Navarin, mais on suit leurs aventures, on guette la fin (rarement celle qu'on avait prévu d'ailleurs). Les dimanches ne sont pas si beaux que ça chez ces gens mais à lire, le plaisir est bel et bien là lui.
La plume de Magali Duru nous entraîne sans difficulté dans ces tours et détours. J'ai un peu de mal à écrire aujourd'hui (pardonnez-moi) mais que ça ne vous empêche pas de lire ce recueil car il vaut vraiment qu'on s'y arrête un peu...
Merci à Fashion de l'avoir fait voyager et à Florinette de me l'avoir envoyé ave une délicieuse tablette de chocolat à la framboise (il en reste mais juste parce que je me retiens...)
02 avril 2008
Lectures thématiques du moment...
LAURENCE TARDIEU, PUISQUE RIEN NE DURE, Stock, 128 pages, 2006. Genre : le deuil et la mort, c'est compatible ?
Je continue sans vraiment l'avoir programmé mes lectures tournant autour de la mort d'un enfant, du deuil et de la reconstruction de soi. Quand j'en aurai fini (plus qu'un), je respirai avec deux ou trois romans légers (si vous avez des suggestions).
Vincent reçoit une lettre de Geneviève. Quinze ans qu'ils n'avaient plus de contact, depuis leur séparation. Elle va mourir de suites d'une maladie et veut vivre ses derniers instants avec lui. Il se précipite, et les souvenirs de ces quinze ans, de leur vie à deux puis à trois remontent à la surface. Petit à petit, on comprend ce qui a détruit ce couple. Quinze ans après, qu'en reste-t-il ?
Cette histoire d'un amour perdu, de deux êtres qui finalement ne se sont pas séparés tant que ça puisque quinze après elle appelle, il accourt, est très touchante. La mort n'est pas loin entre Vincent et Geneviève, les souvenirs, loin d'être tous joyeux et pourtant leurs retrouvailles sont nécessaires pour les deux et les apaisent en quelque sorte. Pour tout vous dire, je pensais être complètement bouleversée par ce récit mais il n'en est rien. Ce n'est pas dû à l'écriture de l'auteur, non mais plutôt à ma façon de lire ce roman. Je me suis mise en retrait pendant la lecture, pour ne pas trop être submergée par l'émotion. Il faut dire qu'une de mes plus grandes peurs dans la vie est de perdre celui avec qui je vis et en plus le personnage masculin de l'histoire porte le même prénom que mon amoureux dans la vie. Suffisamment pour être traumatisée par cette histoire, ce que je ne voulais pas. Je suis donc peut-être passée à côté mais ça ne m'a pas empêchée d'apprécier la lecture et l'écriture de Laurence Tardieu, le bouleversement en moins. J'ai bien aimé de pouvoir comprendre ce qui s'est passé dans la tête de ce couple 15 ans avant, le pourquoi du comment...
Je lirai un autre roman de Laurence Tardieu pour me faire une idée plus précise de son écriture...
Bonne lecture et merci à Incoldblog qui fait parti des bloggeurs à m'avoir donnée envie de découvrir cet auteur... ![]()
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01 avril 2008
Au bord de la vie...
VÉRONIQUE OLMI, BORD DE MER, Actes sud, 122 pages, 2001. Genre : les souffrances dune mère peuvent aller très loin.
Sans trop savoir pourquoi, Véronique Olmi était un de ces auteurs qui me faisait un peu peur, comme si je savais à l'avance et sans avoir rien lu (oui, oui une psychanalyse est prévue...) que c'était pas pour moi. Allez comprendre... C'était sans compter Amanda qui a présenté deux de ces romans, l'évidence était là, il me fallait essayer.
Une femme, dont on ignore l'identité, emmène ses deux fils, Stan et Kévin, passer quelques jours la mer. Il faut qu'il la voit. Ils ne peuvent pas rater ça. Le voyage en car ne se passe pas comme prévu, ni l'arrivée, ni l'hôtel d'ailleurs. Rien n'a jamais l'air de se passe comme prévu dans cette famille. La souffrance est visible, l'inquiétude, la dépression, l'abandon. On sent venir la fin de l'histoire.
Dès les premières pages, on de soute de l'issue. Mais on va au bout pour comprendre, pour avoir un début d'explication sur les raisons de tout ça. Je n'ai pas encore d'enfants mais j'ai été très touchée par cette histoire, par le combat de cette mère contre elle-même avant de baisser les bras. Je ne comprends toujours pas ce qui fait qu'on en arrive là et j'aurais aimé en savoir en plus sur ce que la mère a vécu avant. Mais Véronique Olmi occulte volontairement l'avant pour se concentrer juste sur ce moment-là. Elle le fait avec une écriture qui oscille entre résignation et révolte, l'émotion n'est jamais loin. C'est une histoire dérangeante, bouleversante mais nécessaire. Que peut l'amour contre le désespoir ?
Bonne lecture!
Merci Amanda pour insister un peu quand je résiste...![]()
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31 mars 2008
Un délire hallucinatoire ??
SÉBASTIEN DOUBINSKY, LES FANTÔMES DU SOIR, Le Cherche midi, 177 pages, 2008. Genre : être nominé au Goncourt, est-ce une bénédiction ?
Paul Rubinstein, un auteur à la cinquantaine passée depuis peu, écrit depuis dix ans sans succès. Son éditeur fidèle lui permet de publier malgré le peu de ventes. Mais voilà, son dernier roman lui vaut une nomination au Goncourt, et il doit défendre son livre à la télévision pour sa première émission. Ce sera un fiasco, victime d'une mauvaise chute à l'antenne et d'un présentateur qui l'attaque de front. Est-ce les séquelles de ce traumatisme ou l'alcool qui lui vaut la visite nocturne de Henri Miller, Lawrence Durrell et Blaise Cendrars ?
J'aimais bien l'idée de départ. Trois grands auteurs qui viennent rendent visite à un autre se posant des questions sur son talent, son travail et ce qu'il fera s'il obtient ce prix littéraire si convoité, ça démarre bien. Paul se souvient de ce qui l'a marqué dans sa jeunesse, ses amours, il rencontre un jeune auteur très prometteur. Un certain charme s'installe mais quelque chose m'a gênée : la raison pour laquelle les trois auteurs ont débarqué dans sa vie est un peu tiré par les cheveux. Un moment de lecture agréable sans plus...
Merci beaucoup à Clarabel pour le prêt dont vous pouvez retrouver l'avis ici.
Bonne lecture !
28 mars 2008
Le monde de l'édition est impitoyable...
MARY DOLLINGER, JOURNAL DÉSESPÉRÉ D'UN ÉCRIVAIN RATÉ, Jacques-André éditeur, 77 pages, 2007. Genre : écrivains et éditeurs se rencontrent.
Bellesahi fait voyager ce petit livre et il a fait une escale chez moi après avoir été lu par Emeraude. Je ne connaissais pas la maison d'édition mais j'aime beaucoup cette collection "en attendant le bus". Le principe me plaît bien, avoir un beau texte à lire même quand on ne dispose que de quelques minutes.
Mary, écrivain, attend qu'un éditeur veuille bien s'intéresser à son manuscrit et le publier. Un jour, elle reçoit un coup de fil prometteur, d'un éditeur charmant. Mais ce qu'il lui propose est-il vraiment ce qu'elle veut ? Cette petite histoire est entrecoupée de rencontre entre écrivains et éditeurs. Mais pas n'importe quels écrivains. Zola, Stendhal, Balzac et Maupassant, entre autres, doivent affronter les éditeurs d'aujourd'hui. Eux aussi devront se plier aux exigences ou autres bizarreries des éditeurs qui trouvent toujours quelques longueurs ou quelques incohérences (mes préférés concernent Madame Bovary).
J'ai beaucoup aimé ce court roman. Et j'ai ri face aux conversations surréalistes qui se jouent et aux réactions de certains écrivains qui ne veulent rien négocier. Mary Dollinger nous emmène dans un monde un peu absurde et on se dit qu'on aurait peut-être pu passer à côté de certains chefs-d'oeuvre. J'espère qu'on ne passe pas côté d'autres aujourd'hui...
A lire en attendant le bus, le métro, le train ou le poulet qui cuit au four...
27 mars 2008
Les je de maux...
CHRISTINE SPADACCINI, EXISTE EN CIEL, Éditions Mic_Mac, 170 pages, 2008. Genre : des nouvelles qui font du bien.
Encore un recueil et un auteur dont je n'aurais jamais entendu parler sans les blogs. Toutes les avis glanés ici et là m'ont donné envie de découvrir cette plume qui réinvente les mots pour les adapter à ce qu'elle veut dire.
Ce recueil se compose de treize nouvelles, tournant beaucoup autour de la rupture amoureuse, de la rupture en général, de la souffrance d'un passé qu'on veut oublier ou pardonner. Les personnages avancent comme ils le peuvent en essayant de ne pas tomber, de ne pas se fracasser en bas, de simplement réussir l'épreuve du quotidien.
Dès les premières lignes, j'ai eu envie de lire quelques passages à voie haute pour mieux profiter des jeux de mots de l'auteur, des libertés qu'elle prend avec la langue, les sonorités, la musicalité et la poésie. C'est ce qui m'a tout de suite séduite chez Christine Spadaccini. Elle réinvente le récit, se promène, bifurque, revient, repart au milieu de la langue française. Pour mieux nous montrer qu'elle est vivante et qu'on peut la transformer à loisir sans jamais enlever sa beauté. En tout cas dans ce recueil. Et si on rajoute au plaisir de son écriture, des histoires qui ne vont pas dans la facilité, qui distillent petit à petit l'atmosphère, les faits et la personnalité des personnages, on ne peut que se dire que ces treize nouvelles sont une vraie réussite. J'ai un faible tout particulier pour Terminaisons nerveuses où j'y ai trouvé ceci :
"ces répétitions, ces allitérations, je les ai faites exprès, pour la musicalité du texte, parce que, à moi, ça me plaît d'entendre les mots chanter, chahuter, se répéter, bégayer, rebondir, jouer, se crier dessus, se marcher sur les syllabes, ça fait de la vie, du vent, du bruit, ça se lit à haute voix, ça se dit, les mots, ce sont aussi des sons..."
J'aurai aimé pouvoir écrire cette phrase mais Christine (je me permets cette petite familiarité, pardon) le fait beaucoup mieux que moi. Et non, vous ne m'avez pas fait perdre mon temps. J'en prendrai encore pour lire vos autres écrits. Avec grand plaisir...
Bonne lecture!
Merci à Clarabel de l'avoir fait voyagé et à Fashion de me l'avoir envoyé. Le blog de l'auteur, c'est par ici.
26 mars 2008
Abandon...
RUTH RENDELL, LA TREIZIÈME MARCHE, Le livre de poche, 440 pages, 2008. Genre : pas un polar en tous cas. Traduit par Johan-Frédérik Hel Guedj.
J'ai essayé, je vous assure, j'ai vraiment essayé. Je suis allée jusqu'au 14ème chapitre, environ 200 pages. Mais il m'est impossible d'aller plus loin. Franchement, un roman qui est censé être un polar, retenu dans une sélection pour obtenir un prix, d'un auteur qui est considéré comme très grand auteur de polar, je ne m'attendais pas à ça.
Rien, il n'y a rien qui m'est donné envie de persévérer, si ce n'est de faire correctement mon devoir de jurée. Un personnage principal, Mix, dont on suit l'évolution des pensées, obsédés par un célèbre sérial-killer. Il vit chez une vieille dame qui ne fait que lire, seul lire l'intéresse (même cet élément ne m'a pas donné envie de poursuivre, c'est dire...). Un chat qui apparaît régulièrement, on sait que quelque chose se joue mais on s'en fiche. Un soi-disant fantôme qui perturbe Mix mais on n'a même pas envie de savoir pourquoi ou ce qui se cache derrière.
Bref, absolument aucun intérêt pour moi. Peut-être certains d'entre vous accrocheront ou ont accroché (dites moi pourquoi, ça m'intéresse vraiment). En tous cas, parmi les jurés du prix polar du livre de poche, il a plutôt fait l'unanimité vis-à-vis de cette question : mais pourquoi a-t-il été sélectionné ???
Bonne lecture (mais pas avec ce titre-là) !!
25 mars 2008
Une trilogie indescritpible...
AGOTA KRISTOF, LA TRILOGIE DES JUMEAUX, Points, 465 pages, 1991. Genre : l'histoire de jumeaux en trois volumes.
Des bloggeuses bien connues se sont mis à trois pour me convaincre qu'il fallait absolument que je m'essaye à cette histoire si particulière. Et pour ne pas les nommer, vous pouvez retrouver leurs billets ici, ici et là.
Dans le premier volet Le grand cahier, on fait la connaissance des jumeaux (dont on ignore les prénoms), recueilli par leur grand-mère, une femme méchante qui ne les aime pas. Leur quotidien est fait de violence, de manques, d'insultes, d'horreurs. Le pays est en guerre et il faut apprendre à survivre. Ces jumeaux ne sont pas sympathiques même si ce qu'ils ont vécu donne des explications sur leur conduite. Ils sont à peine humanisés d'ailleurs, on ne connaît pas leur prénom, ils sont interchangeables, comme si ils étaient une seule et même personne. L'écriture d'Agota Kristof est glaciale, distante, seul le minimum de mots est utilisé. Comme si l'auteur voulait s'éloigner de ses personnages si individualistes et méchants.
Dans le second volet La preuve, on ne retrouve que Claus qui est resté au village. Lucas a franchi la frontière à la fin du premier tome, pour qu'ils apprennent à vivre l'un sans l'autre. Claus pense à son frère tout le temps et se demande ce qu'il est devenu. Il s'occupe des autres, comme si cela pouvait diminuer la douleur du départ de Lucas. Il rend visite au curé tous les jours, il recueille Yasmine et son fils infirme Mathias. Il s'attache à Clara qui ne peut oublier son mari assassiné par erreur. Il se construit une vie pour survivre sans son frère. Agota Kristof utilise beaucoup le non-dit et le sous-entendu pour ne pas dire l'indicible, pour suggérer l'horreur de cette vie. mais est-ce bien réel tout ça. Claus a-t-il vraiment un frère jumeau ou a-t-il tout inventé pour mieux supporter la solitude et l'horreur de la guerre ?
Enfin, dans Le troisième mensonge, Agota Kristof met le point final à cette histoire en révélant le pourquoi du comment. Je n'en dirai pas plus sur cette partie pour ne pas gâcher l'effet de surprise.
J'ai beaucoup aimé ce roman. L'écriture d'Agota Kristof m'a impressionnée par cette froideur, cette distance qu'elle a su créer, pour ne pas juger ses personnages et ce qu'ils vivent. Je me suis un peu lassée au début du troisième volume avant de ne plus pouvoir le lâcher pour enfin comprendre cette histoire que l'auteur distille petit à petit. C'est un roman très marquant grâce à l'écriture renouvelée dans chaque volet, aux personnages très forts des jumeaux et à cette idée que ce qui paraît être vrai ne l'est peut-être pas. J'ai aimé me faire balader par l'auteur dans cet univers si particulier. Je vous en conseille vivement la découverte
Bonne lecture !!![]()
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