22 mai 2008
Encore sous le charme...
MAÏSSA BEY, AU COMMENCEMENT ÉTAIT LA MER, L'aube poche, 152 pages, 2007. Genre : une histoire d'amour en Algérie.
Béatrix m'a offert ce roman dans le swap Afrilire, concocté par Bladelor. J'avais repéré l'auteur depuis longtemps et avait envie de découvrir sa plume que l'on dit très belle.
Depuis la mort de son père, Nadia vit avec sa mère et ses frères et soeurs, Fériel la petite qui a encore pas mal de liberté, Salim son petit frère espiègle et Djamel le deuxième qui s'éloigne et s'isole de plus en plus de la famille. Nadia rencontre Karim. Que se passe-t-il ? Pourquoi lui fait-il cet effet-là ? Mais peut-on vivre une histoire d'amour à dix-huit ans, dans sa ville qui vit des heures particulières entre la haine, la colère et la mort.
L'écriture de Maïssa Bey est sobre, saisissante, poétique. En peu de mots, elle dit tout. L'avenir de Nadia se joue devant le lecteur, impuissant face à l'inévitable. Je suis sous le charme de l'héroïne, de l'auteur et j'ai beaucoup aimé cette histoire d'amour qui tourne mal. Une chose est sure, l'univers de Maïssa Bey est pour moi et je vais lire petit à petit ces autres romans.
Bonne lecture!
06 mai 2008
Je n'aimais déjà pas beaucoup ce prénom...
LIONEL SHRIVER, IL FAUT QU'ON PARLE DE KÉVIN, Belfond, 486 pages, 2006. Traduit par Françoise Cartano. Genre : un autre Columbine.
J'ai fini ce livre dimanche et depuis j'ai des difficultés à me plonger dans autre chose. J'avais envie de le lire depuis sa sortie mais je ne l'imaginais pas aussi dur. En tout cas, Kévin reste un prénom que je n'aime pas (goût très prononcé depuis mes années dans l'éducation nationale, allez savoir pourquoi...).
Eva Khatchadourian écrit des lettres à son mari dont elle est séparée. Elle lui raconte son histoire, la leur et celle de leur fils, Kévin. Celui qui a fait basculer leur vie le jour où il a décidé de tuer des camarades de lycée. Eva remonte dans ses souvenirs et nous peint le portrait d'un petit démon, qui la laisse perplexe. Comment en est-elle arrivé à aller voir son fils en prison ? Pourquoi a-t-il commis cet acte atroce et irréparable ?
Ce roman m'a mis mal à l'aise dès le début. Cette mère qui parle de son fils le fait sans vraiment d'amour dans les mots qu'elle emploie. On se rend compte que très vite, elle le rejette, regrettant finalement cette grossesse qui ne s'est pas passé comme prévu. Entre la mère qui ne voit que le mal dans son fils et le père qui le considère comme un incompris persécuté, qui a le regard le plus lucide sur Kévin ? Eva déroule les fils de la chronologie et petit à petit la vérité apparaît dans sa cruauté et dans son indicible. J'ai été horrifié par l'acte de cet ado (et tous ceux qui sont cités). Aux Etats-Unis, c'est malheureusement courant, ailleurs moins. Pourquoi ? Quelle est la différence ? La NRA ? Une certaine perversion dans la société ? Le niveau de vie ? Je ne sais pas mais en tout cas, ça fait froid dans le dos... Je ne peux que vous en conseiller la lecture mais attendez-vous à être bousculé, désorientée voire horrifiée par cette histoire. Mais tout ça dans le bons sens et pas gratuitement. Coup de chapeau à l'auteur (et à la traductrice) qui ne cherche pas la complaisance et la facilité.
Bonne lecture...
01 mai 2008
Vous reprendriez bien un peu de bonheur ?
WILL FERGUSON, BONHEUR, MARQUE DÉPOSÉE, 10/18, 409 pages, 2005. Traduit par Roxane Azimi. Genre : tout est dans le titre!
Ce roman est un livre que fait voyager Katell. Elle l'avait décrit comme un livre jubilatoire, pile ce qu'il me fallait pour faire une pause dans ma lecture difficile du moment.
Edwin Vincent de Valu (comment peut-on inventer un nom pareil!) est un éditeur qui s'occupe des livres de développement personnel chez Panderic. Vous savez, ces livres exactement quoi faire pour surmonter tous vos problèmes. Devant proposer une idée génial pour un nouveau bouquin, il propose un texte qu'il va ainsi sauver du rebut : les préceptes pour un vie meilleure de Vitthal Chakjur, un obscur personnage. Le succès est immense, à tel point que la société américaine change brusquement. Est-ce vraiment le bonheur vendu par ce livre dont on a besoin ?
J'ai beaucoup souri et de temps en temps ri franchement en lisant ce roman. C'est un moment de lecture très agréable. Ça se lit vite, c'est cynique et ironique. J'ai bien aimé le propos du livre qui dénonce tout ce qu'on essaie de nous vendre sur le régime miracle, comment arrêter de fumer et autre pour mieux vivre faites ce que je dis. Ceci dit, j'ai un peu été déçue par la fin qui est moins inspirée que le reste du roman. Si vous vous avez envie de passer un bon moment sans trop réfléchir, ce livre est pour vous!
Bonne lecture...
29 avril 2008
Un autre petit bout d'Afrique...
RUSSEL BANKS, AMERICAN DARLING, Babel, 571 pages, 2007. Traduit par Pierre Furlan. Genre : portrait d'une femme américaine vivant en Afrique.
En préparant le swap Afrilire de Bladelor, j'ai eu envie de me plonger un peu dans l'ambiance. J'ai donc choisi de lire ce roman que j'avais depuis un an sur mon étagère. D'autant plus que je ne connaissais pas l'auteur qui m'intriguait beaucoup.
Hannah Musgrave est proche de la soixantaine et vit dans une ferme qu'elle gère avec ses employées. Son passé, elle ne le dévoile pas entièrement aux gens qui l'entourent. A peine savent-ils qu'elle a vécu pendant quelques années en Afrique et qu'elle y a laissé un mari et trois enfants. L'envie de repartir là-bas, au Libéria, et de savoir ce qu'est devenu sa famille se fait sentir. Tous ses souvenirs remontent et elle nous raconte toute son histoire.
J'ai bien aimé ce roman. Et pourtant, l'héroïne n'est pas des plus sympathiques. Elle préfère les singes aux humains et n'a pas l'air très concernée par ses enfants. Hannah est un personnage très ambiguë, qui colle bien au Libéria, ce pays ravagé par la guerre, dont on entrevoit une partie de l'histoire ici. Ses dictateurs qui se succèdent, tous plus corrompus les uns que les autres, le rôle des Etats-Unis, loin d'être tout innocent, les problèmes ethniques qui ressurgissent à chaque fois que le pouvoir en a besoin. C'est une plongée très intéressante et je compte bien lire d'autres romans de Russel Banks car j'ai apprécié son écriture un peu rude qui rend parfois la lecture un peu dure.
Bonne lecture !
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22 avril 2008
Un bon précepte dans ce titre...
BARBARA CONSTANTINE, ALLUMER LE CHAT, Calmann-Lévy, 258 pages, 2007. Genre : comme le dit Daniel Picouly, un mélange entre les Deschiens et Queneau...
J'ai offert ce livre à ma mère l'année dernière sans l'avoir lu. Je lui ai donc emprunté récemment pour réparer cette erreur et parce que j'avais besoin d'une lecture un peu plus légère qui me fasse rire (ce qui ne veut pas dire que le texte est de moindre qualité, loin de là...).
Raymond et Mine se retrouve avec Rémi leur petit-fils sur les bras. Josette et Martial, les parents de Rémi, sont devenus deux étrangers l'un pour l'autre. Martial trompe Josette avec Edith sa meilleure amie. Mais il y aussi Geneviève, Jacques, Martine, Momo, Farid, Marie-Rose, Bastos le chat et bien d'autres encore.
Tous mes espoirs ont été comblé avec ce premier roman. J'ai ri, j'ai passé un très agréable moment et je n'en ai fait qu'une bouchée pour tout dire. Barbara Constantine nous a concocté une jolie galerie de personnages, tous plus attachants les uns que les autres (vu que les détestables meurent) et a un humour qui fait mouche à chaque fois. De courts chapitres se succèdent, ce qui donne un rythme très rapide au récit et m'a incité à ne jamais m'arrêter dans ma lecture.
A lire si vous êtes passés à côté car ce serait dommage de se priver d'une lecture aussi drôle et jubilatoire. L'auteur a de l'imagination à revendre et j'attends le suivant maintenant!
Bonne lecture...![]()
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21 avril 2008
Un roman en deux temps...
MARY GAITSKILL, VÉRONICA, Éditions de l'Olivier, 310 pages, 2008. Traduit par Suzanne V. Mayoux. Genre : le parcours d'une jeune femme dans le mannequinat.
J'ai eu l'occasion de lire ce roman grâce à un service de presse que m'a très gentiment donné Hélène, la libraire passionnée et très engagée, de la très jolie librairie "Tournez la page". Pour connaître ses conseils de lecture, c'est par ici et pour lui rendre une petite visite pendant vos vacances, direction Combourg en Ille-et-Villaine, le berceau de Châteaubriant.
Alison, dans les années 80, devient mannequin à New-York. Elle est très jeune et découvre un univers qu'elle ne soupçonnait pas. Drogue, alcool, sexe, le paradis comme elle l'appelle. Un univers glauque, étouffant sans beaucoup d'humanité mais qui lui manque dès qu'elle s'en éloigne. Des rencontres plus ou moins réussies l'amène dans mille lieux différents. Jusqu'à sa rencontre avec Véronica, seize ans de plus qu'elle, un personnage dont elle n'arrive pas à se défaire. Qu'elle aime ou qu'elle déteste, selon l'humeur du jour.
Mon avis sur ce roman est assez mitigé. Les 100 dernières pages se lisent très facilement et rapidement mais les deux cent premières, j'ai hésité entre l'ennui et l'envie d'en savoir plus. La construction du début, avec de fréquents allers-retours dans le passé mais pas très clairs, rendent la lecture laborieuse. Et puis suivent quelques pages où l'on ne peut s'empêcher de continuer à lire. Et ainsi de suite. J'avoue être aussi assez déroutée par Alison qui se complaît dans ce monde de la mode qui pourtant ne lui épargne pas grand chose. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi. De bons passages et d'autres très moyens font que ce roman m'est paru assez étrange dans sa totalité. Mais peut-être faut-il attendre le second roman de l'auteur pour mieux cerner son style ?
Bonne lecture !
10 avril 2008
Suis-je hanté par la maternité ?
KARINE REYSSET, COMME UNE MÈRE, Éditions de l'Olivier, 179 pages, 2008. Genre : deux mères se croisent, un bébé au milieu.
Ce roman clôt ma période "je ne lis que des livres sur la mère et son enfant, le deuil et la douleur mais non je ne suis pas déprimée".
Une jeune fille, Émilie, décide d'accoucher sous X. Elle est seule, ne se sent pas la force. Tout est prêt pour l'adoption, il reste juste à trouver la famille. Judith, à côté, attend son premier enfant fébrilement, après en avoir perdu au moins deux autres. Judith perd son bébé et, sans réfléchir, vole le bébé d'Emilie juste pour être mère le temps qu'on la retrouve car elle sait qu'on va la retrouver. Emilie se rend compte qu'elle aime déjà profondément sa fille et veut la récupérer.
Cette histoire de deux jeunes femmes qui ont des difficultés pour être mère, même si ce ne sont pas les mêmes, ma beaucoup touché. La détresse de Judith ne justifie rien mais explique son acte. Ne pas réussir à devenir mère est une véritable souffrance qui lui fait faire des choses terribles. Emilie, par amour pour sa fille et grâce au déclic qu'elle lui a donné, veut s'en sortir et tirer un trait sur son passé plus que chaotique. Karine Reysset réussit à créer du suspens mais avec pudeur et sensibilité pour nous conter cette histoire, cette rencontre. Je souhaite découvrir d'autres romans de cet auteur dont la plume m'a touchée.
Merci à Amanda pour le prêt et à Cathulu pour me l'avoir si vite transmis !
Bonne lecture...
09 avril 2008
Le deuil, encore, toujours...
KATE O'RIORDAN, LE GARÇON DANS LA LUNE, Éditions Joëlle Losfeld, 274 pages, 2008. Traduit par Florence Lévy-Paoloni. Genre : comment surmonter le deuil de son enfant ?
Je continue encore dans mes lectures thématiques (et ce n'est pas fini) et j'avoue que c'est un peu éprouvant tout ça. Mais ça vaut le coup car je découvre de bons auteurs et des histoires bien écrites.
Julia et Brian, mariés depuis dix ans et parents d'un petit garçon Sam de sept ans, sont englués dans la routine qui met à mal leur couple. C'est Noël, ils vivent à Londres et doivent rejoindre la famille de Brian en Irlande. Lors d'un arrêt chez Edward, le frère de Brian, un terrible drame survient. Chacun essaie de survivre mais l'un sans l'autre. Le couple se sépare et vit le deuil différemment. Brian s'enfonce dans la solitude et Julia éprouve le besoin d'être en Irlande, là où le drame a eu lieu, chez le père de Brian, cet homme peu bavard, habitué à l'obéissance, qui n'inspire pas les mêmes sentiments à ses enfants. Julia se plie aux règles et cherche à comprendre la disparition de son fils, l'attitude de son mari, son beau-père. Les secrets sont nombreux et toujours aussi destructeurs.
A sa sortie, j'ai été tout de suite attirée par le titre et la couverture de ce livre. J'ai donc profité de la proposition de le faire voyager pour le découvrir. L'écriture de l'auteur est toute en sensibilité et en pudeur. On suit les parcours différents et chaotiques de ces personnages, qui cherchent une raison, un moyen de revivre ou plutôt de survivre. Je me suis très vite attachée à ce couple et j'ai aimé suivre leur cheminement, et le rendu de l'impuissance de leur entourage qui ne sait pas quoi faire pour les aider. Hésitation entre compréhension et dureté, entre les laisser vivre jusqu'au bout leur deuil quitte à les détruire ou leur ouvrir les yeux.
J'ai très envie de lire d'autres romans de cet auteur et les éditions Joëlle Losfeld ont la bonne idée d'en avoir traduit d'autres (mais rien d'étonnant pour une maison d'éditions aux excellentes idées de toute façon).
Merci à Cathulu de l'avoir fait voyager et à Elfe de me l'avoir fait parvenir !
04 avril 2008
Il a bon dos le hasard...
VALÉRIE BORONAD, LES CONSTELLATIONS DU HASARD, Belfond, 184 pages, 2008. Genre : rencontres littéraires avec Paul Auster.
Clarabel m'avait prévenue. Pas besoin de connaître tout Paul Auster pour lire ce roman. Il est le prétexte à l'histoire.
Luc Kervalec, jeune écrivain et fan incontesté de Paul Auster, débarque à New-York dans l'espoir de rencontrer son idole, de lui faire lire son manuscrit pour que le grand monsieur consente à l'aider à se faire publier. Mais à peine arrivé, logé chez un vieillard grâce à un ami, il se fait voler son manuscrit et sombre dans le désespoir. Seul son propriétaire, Alejandro Asturias, le sort de son état. Il devient les mains pour retranscrire la poésie de cet andalou et découvre la beauté de ses mots.
Ce roman était très prometteur. J'aimai bien le principe de la rencontre entre écrivains qui permet au tout jeune de réaliser ce que signifie écrire pour lui et qui se révèle volontaire et prêt à tout pour faire ce qui lui semble juste (rien de crapuleux, je vous rassure). Sauf que le plaisir simple que j'ai pris au début a été complètement gâché par la fin. Je passe sur des invraisemblances (comme considérer des vagabonds comme des amis après seulement une rencontre) pour aller à l'essentiel. Je sais que c'est une fiction mais un minimum de crédibilité à l'histoire est nécessaire. Et là, on n'y est pas du tout. La fin est ridicule je trouve car beaucoup trop "happy end" et absolument pas crédible. Car la rencontre est improbable, le coup du chien complètement pas réaliste et j'en passe. Non pas que je doute de la gentillesse de Paul Auster mais là, l'auteur en a trop fait. C'est dommage car j'ai vraiment apprécié le début.
Bonne lecture !
Merci à Clarabel pour le prêt...
02 avril 2008
Lectures thématiques du moment...
LAURENCE TARDIEU, PUISQUE RIEN NE DURE, Stock, 128 pages, 2006. Genre : le deuil et la mort, c'est compatible ?
Je continue sans vraiment l'avoir programmé mes lectures tournant autour de la mort d'un enfant, du deuil et de la reconstruction de soi. Quand j'en aurai fini (plus qu'un), je respirai avec deux ou trois romans légers (si vous avez des suggestions).
Vincent reçoit une lettre de Geneviève. Quinze ans qu'ils n'avaient plus de contact, depuis leur séparation. Elle va mourir de suites d'une maladie et veut vivre ses derniers instants avec lui. Il se précipite, et les souvenirs de ces quinze ans, de leur vie à deux puis à trois remontent à la surface. Petit à petit, on comprend ce qui a détruit ce couple. Quinze ans après, qu'en reste-t-il ?
Cette histoire d'un amour perdu, de deux êtres qui finalement ne se sont pas séparés tant que ça puisque quinze après elle appelle, il accourt, est très touchante. La mort n'est pas loin entre Vincent et Geneviève, les souvenirs, loin d'être tous joyeux et pourtant leurs retrouvailles sont nécessaires pour les deux et les apaisent en quelque sorte. Pour tout vous dire, je pensais être complètement bouleversée par ce récit mais il n'en est rien. Ce n'est pas dû à l'écriture de l'auteur, non mais plutôt à ma façon de lire ce roman. Je me suis mise en retrait pendant la lecture, pour ne pas trop être submergée par l'émotion. Il faut dire qu'une de mes plus grandes peurs dans la vie est de perdre celui avec qui je vis et en plus le personnage masculin de l'histoire porte le même prénom que mon amoureux dans la vie. Suffisamment pour être traumatisée par cette histoire, ce que je ne voulais pas. Je suis donc peut-être passée à côté mais ça ne m'a pas empêchée d'apprécier la lecture et l'écriture de Laurence Tardieu, le bouleversement en moins. J'ai bien aimé de pouvoir comprendre ce qui s'est passé dans la tête de ce couple 15 ans avant, le pourquoi du comment...
Je lirai un autre roman de Laurence Tardieu pour me faire une idée plus précise de son écriture...
Bonne lecture et merci à Incoldblog qui fait parti des bloggeurs à m'avoir donnée envie de découvrir cet auteur... ![]()
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