de livres en livres

" Lire, comme respirer, est une fonction qui nous définit" Alberto Manguel

23 mars 2009

Quel est cet autre visage ?

LOUISA MAY ALCOTT, SECRETS DE FAMILLE, Interférences éditions, 196 pages, 2003. Traduit par V. David-Marescot. Genre : tout est dans le titre!

 secrets_de_familleJe me suis régalée plus jeune avec Les quatre filles du Docteur March comme beaucoup. J'avais envie de lire d'autres textes de l'auteur.

    Kate Snow est engagée par Madame Carruth pour s'occuper de sa fille Elinor. Celle-ci est malade, la folie est en train de la détruire. Kate Snow découvre cette famille particulière dans laquelle le mari habite à la campagne, et tous les autres semblent sous l'emprise d'un mystérieux jeune homme, Robert Steele. Kate cherche à percer l'énigme.
   
    J'avoue que j'ai trouvé la lecture de ce roman très agréable mais il ne m'en reste pas grand chose aujourd'hui (je l'ai fini depuis plusieurs semaines). Je me suis tout de même vite attachée à cette miss Snow que rien n'arrête et qui est d'une fidélité sans faille à la famille Carruth. Si je tombe sur Derrière le masque, je tenterai le coup.

    Bonne lecture !

    L'avis de Stéphanie.

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20 mars 2009

La chaîne du livre, 1/25

ARTO PAASILINNA, LA DOUCE EMPOISONNEUSE, Folio, 255 pages, 2003. Traduit par Anne Colin du Terrail. Genre : la famille peut se révéler très vite un poids lourd.

    la_douce_empoisonneuseJe participe à la chaîne de livres, initiée par Ys. Chacun des participants a choisi un livre coup de coeur (moins de 300 pages et en poche) pour le faire partager à tous. Pascale m'envoie les livres et je les fait suivre  Yoshi73. Mon premier essai est le choix de Pascale.

    Linnea Ravaska est veuve depuis quelques années et vit retirée d'Helsinki dans une petite maisonnette. Sa vie serait douce et tranquille si son neveu ne venait pas tout les mois la détrousser de sa maigre retraite avec ses deux compères. Comment faire face à cette situation qui dégénère le jour où son misérable neveu exige un testament à son avantage.

    Pascale a réussi le coup de force de me réconcilier avec Paasilinna en me faisant découvrir ce roman. J'avais été très déçue par le lièvre de Vatanen. Mais là, je me suis régalée  suivre les aventures de cette douce empoisonneuse. Paasilinna imagine des situations plus rocambolesques les unes que les autres. Du vrai comique de situation, comme j'aime. Si vous avez d'autres titres de cet auteur dans le même style, je suis preneuse !

    Bonne lecture !

    L'avis de Pascale, Yoshi73, Karine:)

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05 mars 2009

Pourquoi cuire un bébé ?

MARY DOLLINGER, ET LE BÉBÉ ÉTAIT CUIT À POINT, 61 pages, Jacques André éditeur, 2008. Genre : quand un chat prend de la place.

     b_b___tait_cuit___pointJ'ai eu la chance de recevoir ce petit livre, dédicacée par Mary, qui m'avait enchantée avec son Journal désespéré d'un écrivain raté.

    Blanche se voit confier par sa mère un chat, Harmonie, qui appartenait à son ancien amant Vincent. Agacée puis conquise par ce chat au prénom féminin, Blanche apprend à vivre avec cet animal qui cache bien son jeu.

    Ce que j'aime chez Mary, c'est la douceur de son écriture, son humour anglais mélangé à sa culture française qui nous font passé tout simplement un délicieux moment. J'attends le suivant Mary (alors au boulot) et je lirai le premier que je ne connais pas encore. J'ai aussi très envie de découvrir le reste de la collection "en attendant le bus" dont j'aime beaucoup le concept et le prix tout doux.

    Bonne lecture !

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Crédit photo : Jacques André éditeur

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22 décembre 2008

L'enfance violentée...

EMMANUELLE PAGANO, LES MAINS GAMINES, P.O.L, 169 pages, 2008. Genre : un roman à quatre voix pour raconter l'indicible.

    les_mains_gaminesLes titres des romans d'Emmanuelle Pagano (le tiroir à cheveux, les adolescents troglodytes) m'ont toujours plu et m'ont donné envie d'en savoir plus.

    Une femme mariée au viticulteur du village se sent dépossédée de tout par son mari. Une mère se souvient des peurs que lui a faites son fils. Une ancienne institutrice en maison de retraite se rappelle de sa classe de CM2 de l'année scolaire 1979-1980. Une petite fille s'interroge sur tout ces propos des grands qu'elle ne comprend pas. Ils connaissent tous la jeune femme qui a subi les mains gamines.

    Emmanuelle Pagano a une écriture très belle, très poétique et ciselée. Les non-dits rendent l'histoire encore plus forte que ne l'auraient fait des mots précis. C'est le style de l'auteur plus que l'histoire que je retiens (attention, je ne dis pas que je n'ai pas aimé). Et j'ai très envie de le retrouver dans un prochain roman.

    Bonne lecture!

    "Elles m'appellent au bout de leur patience pour continuer avec le début de la mienne."

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26 novembre 2008

Une femme libre...

OSWALD WYND, UNE ODEUR DE GINGEMBRE, Folio, 474 pages, 2007. Traduit par Sylvie Servan-SchreiberServan-Schreiber. Genre : le journal d'une femme dans l'Asie du début du 20ème siècle.

     une_odeur_de_gingembreEt non, je n'oublie pas mes challenges! Voici le dernier lu en date pour le nom de la rose. Comment ça le gingembre ce n'est pas une plante ?

    Mary Mackenzie, toute jeune écossaise, embarque pour la Chine en 1903, accompagnée d'un chaperon, pour épouser Richard CollingsworthCollingsworth, un attaché militaire britannique. Dès la traversée, Mary découvre une autre vie, d'autres modes de pensées et déjà en décalage. Le mariage sera loin de répondre à ses attentes et elle se sent vite à l'écart de cette société d'expatriés. Elle s'évade comme elle peu, créant bientôt un scandale.

    La vie de ce personnage est pleine de surprises, de peines et de joies qui façonneront peu à peu son courage et sa détermination à être libre. Pas facile à défendre à cette époque-là. On la suit de 1903 à 1942 entre la Chine et le Japon, femme au foyer ou femmes d'affaires. Elle est attachante dans la naïveté et la fraîcheur de son arrivée. Elle est admirable dans son refus de baisser les bras. J'ai lu avec plaisir ses aventures orientales qui ont fait d'elle une femme forte. Ça manque juste d'un sexy man pour en faire un classique (les hommes n'ont pas le beau rôle dans ce roman).

    Bonne lecture !

    L'avis de Thracinee

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05 novembre 2008

Blogoclub de lecture...

PAUL AUSTER, CITÉ DE VERRE, Actes sud, 186 pages, 1991. Traduit par Pierre Furlan. Genre : une histoire de dépossession.

    cit__de_verrePour le blogoclub de lecture, nous devions lire Brooklyn follies de Paul Auster. N'ayant pas ce roman chez moi mais la trilogie new-yorkaise depuis très longtemps, j'ai décidé de faire d'une pierre deux coups en biaisant un peu : baisser ma PAL et respecter le thème du mois de novembre (et non, ce n'est pas de la triche).

    Daniel Quinn est un poète qui a changé de nom pour écrire des polars sous le pseudo de William Wilson. UN soir, il se fait déranger par un homme au téléphone qui souhaite parler au détective privé Paul Auster. Intrigué, il décide de se faire passer pour ce Paul Auster et se rend chez les Stillman. La quête commence, mais de quoi?

    Ma première rencontre avec Paul Auster est pleines d'interrogations. Je devine que ses thèmes de prédilections sont les questions d'identités et de dépossessions de soi. Se met-il en scène, ou en tout cas son double littéraire, dans tous ses romans ? Sont-ils tous aussi érudits ? On parle de Don Quichotte, de la tour de Babel d'autres sujets dont les analyses sont poussées par les personnages. L'écriture est fluide et l'enquête devient vite un prétexte pour se trouver soi-même. Paul Auster m'intrigue, je lirai la suite de cette trilogie pour me faire une idée plus précise.

    Bonne lecture!

    L'avis de Tamara

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29 octobre 2008

Rentrée littéraire 2008...

CHRISTOPHE BATAILLE, LE RÊVE DE MACHIAVEL, Grasset, 218 pages, 2008. Genre : un épisode de la vie de Machiavel.

    le_r_ve_de_machiavelDans le club lecture de ma bibliothèque, on vote la semaine prochaine pour le prix des lecteurs. Les livres à lire sont ceux de la première sélection du Goncourt, dont celui-ci fait parti.

    Le lecteur suit Machiavel dans sa fuite à la fin de sa vie. Il quitte Florence pour éviter la peste et se retrouve dans une petite cité où le mal n'est pas encore apparu. Machiavel se cache, survit, aime.

    Pour tout dire, je n'ai pas retenu grand chose de ce court roman. Je l'ai très vite lu mais aussi vite oublié. Je n'ai pas du tout été touché par Machiavel ou son histoire. Pourquoi ? Je ne saurais le dire. Je suis perplexe face à ce roman qui ne m'a laissé aucune trace.

    L'avis de Lily qui a beaucoup aimé.

    Bonne lecture!
   

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28 octobre 2008

Waou!!!

JEAN-MARIE BLAS DE ROBLÈS, LÀ Où LES TIGRES SONT CHEZ EUX, Zulma, 766 pages, 2008. Genre : indescriptible!

     l__o__les_tigres_sont_chez_euxJe ne cesserai jamais de le répéter, Zulma est une maison d'éditions à soutenir en achetant leurs livres. Ils sont beaux (j'aime beaucoup le graphisme de leurs couvertures), agréables, leurs auteurs à découvrir d'urgence (certains sont devenus incontournables comme Marcus Malte) et leurs textes méritent un long détour.

    Eléazard von Wogau, correspondant de presse dans le Nordeste brésilien, reçoit un manuscrit écrit par Caspar Schott, le fidèle disciple d'Athanase Kircher, un célèbre jésuite. La vie de celui-ci entrecroise celle d'Eléazard, celle de son ex-femme Elaine, de sa fille Moema et de nombreux autres personnages.

    Ce roman est d'une richesse incroyable. Il foisonne d'idées, de portraits singuliers, de références au Nordeste brésilien et la misère qui y sévit, d'humour et tant d'autres choses encore. Les pages se tournent  une vitesse folle tant on est pris dans les turpitudes de la vie des nombreux protagonistes auxquels on s'attache très vite. Un excellent roman écrit en 10 ans qui fait l'unanimité auprès des lecteurs! A découvrir très vite.

    L'avis de Tamara et d'Emeraude qui m'ont convaincue de la nécessité de sa lecture.

    Bonne lecture...

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15 octobre 2008

Mon second Russell Banks..

RUSSELL BANKS, DE BEAUX LENDEMAINS, Actes sud, 253 pages, 1994. Traduit par Christine Le Boeuf. Genre : un roman choral sur une tragédie.

    de_beaux_lendemainsDeuxième essai transformé avec cet auteur. Je sens que je vais avaler sa bibliographie petit à petit. Il sait y faire.

    Un bus scolaire, dans une bourgade tranquille des Adirondacks, se renverse et provoque la mort de plusieurs enfants du coin. Chacun leur tour, quatre protagonistes du drame, vont nous donner leur point de vue sur l'affaire, la façon dont ils la vivent. Peu à peu, la vie de la contrée se dessine.

    Russell Banks brosse encore des portraits très justes, très marquants de personnages qui doivent gérer un drame qui va changer leurs vies à jamais.  Leurs personnalités apparaissent, les secrets se dévoilent et les travers sont pointés du doigt. Pour mieux montrer la douleur, pour mieux montrer le gris et le désespoir. Un roman fort, touchant qui révèle encore tout le talent de Russel Banks.

    Bonne lecture!

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