chronique    Éric Hazan, Chronique de la guerre civile, La Fabrique, 139 pages, 2004.

    Ça ne m'arrive pas souvent, mais en ce moment, je m'intéresse pas mal aux essais. De toute sorte. Après avoir du en lire des tonnes (non, je n'exagère pas) pour mes études de lettres, je redécouvre le plaisir de choisir un sujet que j'ai envie d'explorer (et surtout pas imposé, le traumatisme de la fac).
    Éric Hazan a créé, avec d'autres, la maison d'édition La Fabrique, reconnaissable à ces livres aux couleurs pétantes ou à son titre encadré. De multiples sujets sont abordés et de nombreux témoignages livrés. Mais le sujet de prédilection semble resté le conflit israelo-palestinien. Je me suis promis de lire certains titres d'ailleurs pour essayer de mieux comprendre ce qui se passe là-bas parce que j'avoue que je suis un peu larguée ( A tombeau ouvert et Boire la mer à Gaza).
    Comme son nom l'indique, cet essai est un recueil de chroniques inspirées à son auteur par l'actualité nationale ou internationale et sur tous les thèmes (la politique évidemment mais aussi l'édition par exemple). Ce qu'il préfère, c'est relever les contradictions des gouvernements ou les exactions commises en toute impunité ( bah oui, il y a des pays dont tout le monde se fout).
    Très honnêtement, il m'a manqué des ficelles pour comprendre certaines critiques (des noms que je ne connais pas, une situation ignorée). Mais, lire des papiers qui ne sont pas aseptisés, dont l'auteur n'a pas les poings liés, ça fait vraiment du bien. Libre à nous de se faire une opinion sur ce qu'il dit (on n'est pas obligé d'être d'accord avec tout).
    Ce livre aura eu deux effets positifs sur moi. J'ai réalisé que je voulais vraiment comprendre ce qui se passait au Proche-Orient ( j'en ai marre d'être larguée) et, aussi, qu'il y a plein de sujets sur lesquelles je peux apprendre, comme ça. Naïve me direz-vous ? Non, j'avais surtout besoin de temps pour digérer l'obligation de lire due aux études. Vive le plaisir maintenant!!!
    Bonnes réflexions à vous...
pourquoi_pas