de livres en livres

" Lire, comme respirer, est une fonction qui nous définit" Alberto Manguel

31 mars 2008

Un délire hallucinatoire ??

SÉBASTIEN DOUBINSKY, LES FANTÔMES DU SOIR, Le Cherche midi, 177 pages, 2008. Genre : être nominé au Goncourt, est-ce une bénédiction ?

     les_fan_mes_du_soirPaul Rubinstein, un auteur à la cinquantaine passée depuis peu, écrit depuis dix ans sans succès. Son éditeur fidèle lui permet de publier malgré le peu de ventes. Mais voilà, son dernier roman lui vaut une nomination au Goncourt, et il doit défendre son livre à la télévision pour sa première émission. Ce sera un fiasco, victime d'une mauvaise chute à l'antenne et d'un présentateur qui l'attaque de front. Est-ce les séquelles de ce traumatisme ou l'alcool qui lui vaut la visite nocturne de Henri Miller, Lawrence Durrell et Blaise Cendrars ?
    
    J'aimais bien l'idée de départ. Trois grands auteurs qui viennent rendent visite à un autre se posant des questions sur son talent, son travail et ce qu'il fera s'il obtient ce prix littéraire si convoité, ça démarre bien. Paul se souvient de ce qui l'a marqué dans sa jeunesse, ses amours, il rencontre un jeune auteur très prometteur. Un certain charme s'installe mais quelque chose m'a gênée : la raison pour laquelle les trois auteurs ont débarqué dans sa vie est un peu tiré par les cheveux. Un moment de lecture agréable sans plus...

    Merci beaucoup à Clarabel pour le prêt dont vous pouvez retrouver l'avis ici.

    Bonne lecture !

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Posté par goelen à 09:43 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mars 2008

Le monde de l'édition est impitoyable...

MARY DOLLINGER, JOURNAL DÉSESPÉRÉ D'UN ÉCRIVAIN RATÉ, Jacques-André éditeur, 77 pages, 2007. Genre : écrivains et éditeurs se rencontrent.

    journal_d_sesp_r__d_un__crivain_rat_Bellesahi fait voyager ce petit livre et il a fait une escale chez moi après avoir été lu par Emeraude. Je ne connaissais pas la maison d'édition mais j'aime beaucoup cette collection "en attendant le bus". Le principe me plaît bien, avoir un beau texte à lire même quand on ne dispose que de quelques minutes.

    Mary, écrivain, attend qu'un éditeur veuille bien s'intéresser à son manuscrit et le publier. Un jour, elle reçoit un coup de fil prometteur, d'un éditeur charmant. Mais ce qu'il lui propose est-il vraiment ce qu'elle veut ? Cette petite histoire est entrecoupée de rencontre entre écrivains et éditeurs. Mais pas n'importe quels écrivains. Zola, Stendhal, Balzac et Maupassant, entre autres, doivent affronter les éditeurs d'aujourd'hui. Eux aussi devront se plier aux exigences ou autres bizarreries des éditeurs qui trouvent toujours quelques longueurs ou quelques incohérences (mes préférés concernent Madame Bovary).

    J'ai beaucoup aimé ce court roman. Et j'ai ri face aux conversations surréalistes qui se jouent et aux réactions de certains écrivains qui ne veulent rien négocier. Mary Dollinger nous emmène dans un monde un peu absurde et on se dit qu'on aurait peut-être pu passer à côté de certains chefs-d'oeuvre. J'espère qu'on ne passe pas côté d'autres aujourd'hui...

    A lire en attendant le bus, le métro, le train ou le poulet qui cuit au four...

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Posté par goelen à 10:46 - Roman - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mars 2008

Les je de maux...

CHRISTINE SPADACCINI, EXISTE EN CIEL, Éditions Mic_Mac, 170 pages, 2008. Genre : des nouvelles qui font du bien.

     existe_en_cielEncore un recueil et un auteur dont je n'aurais jamais entendu parler sans les blogs. Toutes les avis glanés ici et là m'ont donné envie de découvrir cette plume qui réinvente les mots pour les adapter à ce qu'elle veut dire.
   
    Ce recueil se compose de treize nouvelles, tournant beaucoup autour de la rupture amoureuse, de la rupture en général, de la souffrance d'un passé qu'on veut oublier ou pardonner. Les personnages avancent comme ils le peuvent en essayant de ne pas tomber, de ne pas se fracasser en bas, de simplement réussir l'épreuve du quotidien.

    Dès les premières lignes, j'ai eu envie de lire quelques passages à voie haute pour mieux profiter des jeux de mots de l'auteur, des libertés qu'elle prend avec la langue, les sonorités, la musicalité et la poésie. C'est ce qui m'a tout de suite séduite chez Christine Spadaccini. Elle réinvente le récit, se promène, bifurque, revient, repart au milieu de la langue française. Pour mieux nous montrer qu'elle est vivante et qu'on peut la transformer à loisir sans jamais enlever sa beauté. En tout cas dans ce recueil. Et si on rajoute au plaisir de son écriture, des histoires qui ne vont pas dans la facilité, qui distillent petit à petit l'atmosphère, les faits et la personnalité des personnages, on ne peut que se dire que ces treize nouvelles sont une vraie réussite.  J'ai un faible tout particulier pour Terminaisons nerveuses où j'y ai trouvé ceci :

    "ces répétitions, ces allitérations, je les ai faites exprès, pour la musicalité du texte, parce que, à moi, ça me plaît d'entendre les mots chanter, chahuter, se répéter, bégayer, rebondir, jouer, se crier dessus, se marcher sur les syllabes, ça fait de la vie, du vent, du bruit, ça se lit à haute voix, ça se dit, les mots, ce sont aussi des sons..."

    J'aurai aimé pouvoir écrire cette phrase mais Christine (je me permets cette petite familiarité, pardon) le fait beaucoup mieux que moi. Et non, vous ne m'avez pas fait perdre mon temps. J'en prendrai encore pour lire vos autres écrits. Avec grand plaisir...

Bonne lecture!

Merci à Clarabel de l'avoir fait voyagé et à Fashion de me l'avoir envoyé. Le blog de l'auteur, c'est par ici.

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26 mars 2008

Abandon...

RUTH RENDELL, LA TREIZIÈME MARCHE, Le livre de poche, 440 pages, 2008. Genre : pas un polar en tous cas. Traduit par Johan-Frédérik Hel Guedj.

     13_me_marcheJ'ai essayé, je vous assure, j'ai vraiment essayé. Je suis allée jusqu'au 14ème chapitre, environ 200 pages. Mais il m'est impossible d'aller plus loin. Franchement, un roman qui est censé être un polar, retenu dans une sélection pour obtenir un prix, d'un auteur qui est considéré comme très grand auteur de polar, je ne m'attendais pas à ça.
   
    Rien, il n'y a rien qui m'est donné envie de persévérer, si ce n'est de faire correctement mon devoir de jurée. Un personnage principal, Mix, dont on suit l'évolution des pensées, obsédés par un célèbre sérial-killer. Il vit chez une vieille dame qui ne fait que lire, seul lire l'intéresse (même cet élément ne m'a pas donné envie de poursuivre, c'est dire...). Un chat qui apparaît régulièrement, on sait que quelque chose se joue mais on s'en fiche. Un soi-disant fantôme qui perturbe Mix mais on n'a même pas envie de savoir pourquoi ou ce qui se cache derrière.

    Bref, absolument aucun intérêt pour moi. Peut-être certains d'entre vous accrocheront ou ont accroché (dites moi pourquoi, ça m'intéresse vraiment). En tous cas, parmi les jurés du prix polar du livre de poche, il a plutôt fait l'unanimité vis-à-vis de cette question : mais pourquoi a-t-il été sélectionné ???

    Bonne lecture (mais pas avec ce titre-là) !!

Posté par goelen à 13:58 - Abandons... - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mars 2008

Une trilogie indescritpible...

AGOTA KRISTOF, LA TRILOGIE DES JUMEAUX, Points, 465 pages, 1991. Genre : l'histoire de jumeaux en trois volumes.

   trilogie_des_jumeaux Des bloggeuses bien connues se sont mis à trois pour me convaincre qu'il fallait absolument que je m'essaye à cette histoire si particulière. Et pour ne pas les nommer, vous pouvez retrouver leurs billets ici, ici et .
   
    Dans le premier volet Le grand cahier, on fait la connaissance des jumeaux (dont on ignore les prénoms), recueilli par leur grand-mère, une femme méchante qui ne les aime pas. Leur quotidien est fait de violence, de manques, d'insultes, d'horreurs. Le pays est en guerre et il faut apprendre à survivre. Ces jumeaux ne sont pas sympathiques même si ce qu'ils ont vécu donne des explications sur leur conduite. Ils sont à peine humanisés d'ailleurs, on ne connaît pas leur prénom, ils sont interchangeables, comme si ils étaient une seule et même personne. L'écriture d'Agota Kristof est glaciale, distante, seul le minimum de mots est utilisé. Comme si l'auteur voulait s'éloigner de ses personnages si individualistes et méchants.
   
    Dans le second volet La preuve, on ne retrouve que Claus qui est resté au village. Lucas a franchi la frontière à la fin du premier tome, pour qu'ils apprennent à vivre l'un sans l'autre. Claus pense à son frère tout le temps et se demande ce qu'il est devenu. Il s'occupe des autres, comme si cela pouvait diminuer la douleur du départ de Lucas. Il rend visite au curé tous les jours, il recueille Yasmine et son fils infirme Mathias. Il s'attache à Clara qui ne peut oublier son mari assassiné par erreur. Il se construit une vie pour survivre sans son frère. Agota Kristof utilise beaucoup le non-dit et le sous-entendu pour ne pas dire l'indicible, pour suggérer l'horreur de cette vie. mais est-ce bien réel tout ça. Claus a-t-il vraiment un frère jumeau ou a-t-il tout inventé pour mieux supporter la solitude et l'horreur de la guerre ?
    
    Enfin, dans Le troisième mensonge, Agota Kristof met le point final à cette histoire en révélant le pourquoi du comment. Je n'en dirai pas plus sur cette partie pour ne pas gâcher l'effet de surprise.


    J'ai beaucoup aimé ce roman. L'écriture d'Agota Kristof m'a impressionnée par cette froideur, cette distance qu'elle a su créer, pour ne pas juger ses personnages et ce qu'ils vivent. Je me suis un peu lassée au début du troisième volume avant de ne plus pouvoir le lâcher pour enfin comprendre cette histoire que l'auteur distille petit à petit. C'est un roman très marquant grâce à l'écriture renouvelée dans chaque volet, aux personnages très forts des jumeaux et à cette idée que ce qui paraît être vrai ne l'est peut-être pas. J'ai aimé me faire balader par l'auteur dans cet univers si particulier. Je vous en conseille vivement la découverte

    Bonne lecture !!

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20 mars 2008

Pour changer...

   XXI Comme je n'avance pas très vite dans ma lecture du moment (faut dire que pour un polar je m'ennuie énormément et n'arrive pas à m'intéresser aux personnages...), j'ai eu envie de vous parler d'un nouveau magazine que vous ne connaissez peut-être pas.

    Il s'agit de la revue XXI, dirigée par Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry. A l'heure où l'information doit aller vite, où le scoop compte plus que le reportage de fond, ces deux hommes, accompagnés d'une équipe impressionnante de belles plumes, font le pari inverse. Comme il l'explique très bien, ils ont eu envie de reprendre le temps de réfléchir, de comprendre, de dénouer et de décrypter ce sur quoi personne ne s'est réellement étendu ces derniers temps. Tout ça avec une vraie écriture, que le fond ne prenne pas le pas sur la forme. Cette revue est faite pour les gens qui aiment savoir et comprendre ce qui se passe autour d'eux, tout près ou beaucoup plus loin, et qui sont sensibles à un style d'auteur. Il était fait pour moi et je suis sure que parmi vous, il plaira à d'autres.

    C'est un mélange d'approche puisqu'il y a des journalistes, des illustrateurs, des photo-reporters ou des écrivains (Emmanuel Carrière et Sorj Chalandon pour ce numéro). Une attention particulière est portée à la mise en page, au graphisme et à la typographie. C'est un bel objet en plus d'avoir un vrai contenu intéressant, un grand reportage central (le premier est sur la Russie et fait un peu froid dans le dos), de multiples rubriques qui rappellent ce qui s'est dit ou passé qu'on a peut-être oublié (les mots de Mahmoud Ahmadinejad par exemple ou ceux qui font avancer les choses à leur manière et à leur échelle).

    Je pourrais en parler encore longtemps car je trouve le travail qui a été fait est formidable.  Vous pouvez aller voir sur le blog pour avoir quelques infos supplémentaires et d'autres reportages (en ce moment, il y en a un sur la révolution touareg). C'est un trimestriel qu'on trouve dans toutes les bonnes librairies (un endroit que vous fréquentez assidûment). Et pour ceux qui tiqueraient un peu sur le prix (15 euros pour presque 200 pages), cela représente 5 euros par mois sur trois mois, c'est-à-dire à peu près le prix de n'importe quel magazine  !!! Donc non, ce n'est pas si cher que ça...

    Feuilletez-le et vous serez séduit !!

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Posté par goelen à 09:34 - Autre - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mars 2008

Un tableau de Hopper...

PHILIPPE BESSON, L'ARRIÈRE-SAISON, Julliard, 191 pages, 2002. Genre : les histoires d'amour finissent mal en général...

     l_arri_re_saisonIl y a quelques semaines, Philippe Besson était sur tous les blogs pour ce roman ou son dernier Un homme accidentel". Toutes les critiques étant élogieuses, j'ai eu envie d'essayer, surtout qu'il avait l'air de bien savoir faire parler les femmes.

    Une femme, Louise, boit son martini chez Phillies, comme à son habitude. Ben, le serveur, est là depuis 9 ans. Ils se connaissent mais ne se parlent pas de choses importantes. Louise attend Norman, son amant qui est en train de rompre avec sa femme. L'attente est longue. Stephen rentre à la surprise des deux autres. Cinq qu'ils ne l'ont pas vu, cinq ans qu'il a quitté Louise pour Rachel, une amie.

    J'aime beaucoup l'idée de départ de ce roman, raconter l'histoire d'un tableau d'Edward Hopper ou plus précisément celle de la femme en rouge du tableau. Ça m'arrive souvent en regardant une peinture d'imaginer ce qui s'est passé avant ou après la scène que l'on voit. Philippe Besson a une écriture très agréable à lire mais, pourtant, je dois avouer (Caro ne m'en veut pas...) que je me suis un peu ennuyée. Je crois que je n'avais pas très envie de ce genre de lecture tout simplement. Le narrateur décrypte tous les gestes, les respirations, les paroles de ces personnages en donnant quelques indications au fur et à mesure sur le passé. Quelquefois, j'ai trouvé ça un peu long et puis j'ai du mal à croire à ces retrouvailles qui, malgré tout ce qui s'est passé entre eux, la façon dont ça s'est terminé, ce qui s'est passé avec Rachel, se passent plutôt bien malgré quelques piques. Je m'attendais à une autre réaction de Louise, qui me paraissait plus sanguine et plus déterminée que ça au début. Je crois que je suis passée un peu à côté mais je retenterai Besson avec un autre de ces romans (ne serait-ce que pour ne pas me fâcher avec Caro!!!)

    Bonne lecture !

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Posté par goelen à 09:59 - Roman - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mars 2008

Trauma...tisant

JEFF ABBOTT, TRAUMA, Le Livre de Poche, 504 pages, 2008. Traduit par Fabrice Pointeau. Genre : polar haletant !!

     traumaC'est ma deuxième lecture de mars pour le prix polar du livre de poche. Plus qu'un (la treizième marche qui s'annonce très moyen) et j'aurai rempli mon boulot pour pouvoir voter.

    Miles Kendrick a changé de vie, aidé par le service de protection des témoins du FBI, suite à une fusillade dans laquelle son meilleur ami a trouvé la mort. Il fait parti de ceux qui sont victimes du syndrome de stress post-traumatique et suit une thérapie auprès d'Allison Vance pour s'en sortir. Mais celle-ci meurt quelques heures après l'avoir appelé à l'aide. Se sentant coupable, Miles se lance sans réfléchir dans une enquête pour comprendre ce qui s'est passé et rendre justice à Allison. C'est sans compter sans un homme qui cherche à l'éliminer. Mais pourquoi ?

     J'ai commencé ce roman samedi soir vers minuit et demi, ayant besoin de lire quelques minutes pour m'endormir. Ratage totale. J'ai refermé le livre deux heures plus tard pour être raisonnable et ne plus gêner mon amoureux par la lumière... Je l'ai repris au lever (n'en pouvant plus d'attendre) et l'ai terminer dans la journée. Cela m'arrive rarement, surtout avec un roman qui ait autant de page. Mais Jeff Abott (très malin cet auteur) a construit son histoire de telle façon qu'à la fin d'un chapitre, on ne peut s'empêcher d'aller lire le suivant. Vous savez ce procédé qu'on appelle "cliffhanger". Le livre en est plein. J'ai complètement été prise par l'aventure de ce personnage, culpabilisé jusqu'au bout des ongles, qui espère que mener cette enquête à bien lui permettra de se pardonner (je n'en dirai pas plus sur ce qu'il veut oublier). Il n'y a aucun temps morts et le lecteur, comme Miles, n'a pas le temps de respirer avant la dernière page. Tous les ingrédients sont réunis : des personnages ambigus, des personnages traumatisés qui doivent lutter contre leur peur, des personnages capables de tout, un contre la montre entre Miles et ceux qui cherchent à le tuer, des rebondissements, des explications données au compte goutte tout au long de l'histoire et une fin inattendue. Jeff Abbott mène cette histoire à toute allure et avec talent. Il est considéré par Harlan Coben et Michael Connelly par un des maîtres du genre. J'ai hâte de découvrir ses deux autres romans, Panique et Faux-semblants qui vient de paraître au "Cherche-midi". Un auteur à suivre!!

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17 mars 2008

St Patrick's day...

PATRICK MCCABE, LE GARÇON BOUCHER,  10/18, 216 pages, 1998. Traduit par Edith Soonckindt-Bielok. Genre : histoire d'enfance en Irlande du nord.

    le_gar_on_boucher
Pour fêter la St Patrick's day, quelques bloggeuses  (toujours les très créatives parisiennes) nous ont proposé de lire un auteur irlandais et d'en parler aujourd'hui (elles ont aussi prévu de rendre hommage à la bière irlandaise mais je suis trop loin pour les accompagner...).

    Francie Brady grandit dans une bourgade de l'Irlande du nord. Entre son père qui se noie dans l'alcool et sa mère, très fragile et malheureuse. Il fait les 400 coups comme on dit avec son meilleur ami Joe. Il de vient le paria de la ville après de nombreuses bêtises et son acharnement à faire de la vie de Mme Nugent (une bourgeoise hautaine) un enfer. Sa violence augmente et son passif de criminel aussi.

    J'avais très envie de lire ce roman, sélectionné pour le booker prize et qui a donné un film primé. Mais je n'ai pas réussi à dépasser la page 95. Je crois que ce n'était pas la lecture qu'il me fallait ce week-end. J'ai été un peu déroutée par l'écriture. Francie est le narrateur, je vous laisse deviner le style parlé d'un enfant de 10 ans, qui ne parle pas vraiment la langue de Shakespeare. En tant normal, ça ne me dérange pas trop mais là ça m'a bloqué, d'autant que certaines scènes me donnaient envie de ne plus tourner les pages. Comme celle qui m'a fait refermer le livre. Enfermé dans une école tenue par des prêtres, Francie se retrouve à la merci d'un prêtre pédophile. Là, j'ai craqué même s'il n'y a pas de descriptions choquantes. Je n'avais pas envie de ça. Je réessaierai peut-être plus tard. En attendant, j'ai d'autres auteurs irlandais sous la main, il y aura donc un "St Patrick's day 2".

Merci Yvon pour le prêt !!

Posté par goelen à 08:50 - Roman - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mars 2008

Encore un...

    Deux charmantes bloggeuses m'ont gentiment taguée pour ce nouveau petit questionnaire qui circule partout. Merci Amanda et Gambadou !!

Donner le lien de la personne qui vous tague.

  Préciser le réglement sur votre blog.

  Taguer 6 autres personnes en mettant leur lien en fin de billet.

  Répondre aux 10 questions que voici:



 
  1) Le trait principal de mon caractère : chiante selon mon frère et mon amoureux mais je les soupçonne de ne pas être totalement objectifs...
  2) La qualité que je désire chez les hommes : la tolérance
  3) La qualité que je préfère chez les femmes: la générosité (et je ne parle pas en terme pécunier évidemment)
  4) Mon pricipal défaut : le manque de confiance en moi par moment


  5) Ma principale qualité : l'écoute


  6) Mon occupation préférée: lire et passer du temps avec ceux que j'aime
  7) Un plat qui me met l'eau à la bouche : en sucré le tiramisu et en salé, la raclette savoyarde
  8) Mes mots favoris : pour la sonorité "insouciance", parce que je suis une inconditionnelle et pour l'homonymie "mer", "sincérité" pour ce qu'il représente
  9) Ce que je déteste par dessus-tout : la méchanceté gratuite et l'intolérance


  10) Un rêve : un rêve très égoïste, avoir un jour ma librairie à moi
 
  Taguer 6 autres personnes en mettant leurs liens à la fin du billet

Et bien je ne vais désigner personne car j'ai vu que beaucoup l'ont déjà fait et que je risquerai de faire des doublettes. Mais j'invite quiconque qui a envie de participer à le faire !!!

Posté par goelen à 13:23 - Autre - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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